Bruxelles, 17/01/2005 (Agence Europe) - Les idées du chancelier Schröder sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance ont déchaîné la fureur des élus européens de la CSU Markus Ferber et Alexander Radwan. M.Ferber dénonce ainsi dans un communiqué ce "démontage" du Pacte et rappelle: "la prémisse était que l'euro serait aussi stable que le DM (...) et en 1996 l'Allemagne avait, avec Theo Waigel (le leader de la CSU, ministre des Finances de l'époque), réussi à juste titre à imposer le Pacte de stabilité. Maintenant, c'est justement le gouvernement allemand qui détruit la confiance des Allemands dans l'euro. Si l'UE devient moins populaire en Allemagne, Schröder en sera responsable". Le député européen prévoit que, lors du Sommet de printemps de mars prochain, les chefs d'Etat et de gouvernement vont se jeter eux-mêmes des fleurs en affirmant que, en accroissant les dépenses pour l'éducation, on est sur la bonne voie vers les objectifs de Lisbonne. Quant à M.Radwan, il anticipe un scénario selon lequel l'Allemagne, pour obtenir que le Pacte soit interprété de manière moins stricte, serait finalement prête à lâcher du lest à propos des perspectives financières 2007-2013 (ce qui, déplore le député, aggraverait sa position de contributeur net au budget de l'UE).
Tout autre son de cloche chez Martin Schulz, président du groupe socialiste. L'élu SPD, dans le Spiegel Online de lundi, plaide pour un Pacte plus flexible permettant d'investir et de créer des emplois."Le plafond de 3% remonte à quelques années et n'est pas gravé dans le marbre. Nous pouvons donc le modifier (...). Nous devons décider pendant quelle période on peut autoriser un déficit public de plus de 3%. Serait-ce pendant une année entière, ou même une période de quelques années?"¸ demande M. Schulz.