Bruxelles, 02/12/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne a, comme prévu (EUROPE du 1er décembre, p.12), autorisé l'aide de l'Etat français à la société informatique Bull. Les 517 millions d'euros pourront être versés dès la fin du délai de non récurrence de 10 ans qui prend fin le 31 décembre 2004. Ce soutien de l'Etat, qui entre dans le cadre du nouveau plan de restructuration, ne pourra toutefois intervenir qu'après le remboursement de l'aide au sauvetage perçue par Bull en 2001 et 2002 et qui aurait déjà dû être restituée en juin 2003. En échange de ce versement, le plan prévoit une clause stipulant que Bull versera 23,5% de son résultat courant avant impôts pendant une période de 8 ans.
Dans son analyse, la Commission a considéré que l'aide notifiée devrait permettre un retour à la viabilité de l'entreprise, qui d'après les analystes affiche désormais une trésorerie nette d'environ 140 millions d'euros. De plus, suite à des cessions importantes d'actifs, les parts de marché de la compagnie sont très faibles face à des concurrents comme IBM, HP et Sun Microsystems. Enfin, la Commission a relevé que l'aide se limite au strict nécessaire, sans procurer au groupe Bull des liquidités excédentaires qui lui permettraient de se lancer dans une stratégie de rachat. Le plan de restructuration avait déjà conduit à la réduction des effectifs fin 2003 et au recentrage des activités de Bull sur ses points forts, notamment les serveurs informatiques professionnels haut de gamme, développés autour du système d'exploitation propriétaire GCOS. Les autres éléments du volet financier du plan avaient aussi permis de réduire la dette et d'augmenter le capital à hauteur de 44,3 millions d'euros en juin 2004.