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Bulletin Quotidien Europe N° 8836
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/turquie

Visite du président Borrell et de la GUE/NGL en Turquie - Rencontre avec l'ambassadeur Demiralp - Délégation de la commission des droits de la femme en Turquie

Bruxelles, 26/11/2004 (Agence Europe) - Le Président du Parlement européen, Josep Borrell, sera le 3 décembre en Turquie, où il rencontrera le président du Parlement Bulent Aring, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le Président de la République Ahmet Necdet Sezer et le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul.

Après une délégation du groupe socialiste conduite par Martin Schulz, une délégation du groupe GUE/NGL était cette semaine en visite en Turquie, dirigée par Luisa Morgantini, présidente de la commission du développement du Parlement européen. Dans un communiqué, la parlementaire italienne remarque que "c'est une époque étrange: jusqu'à il y a peu de temps, les mouvements de gauche demandaient davantage de solidarité avec le peuple kurde, et demandaient de refuser l'entrée de la Turquie dans l'UE. Maintenant, au contraire, ce sont les représentants du centre-droit, pour qui dans le passé la question des droits de l'homme ne semblait pas prioritaire, qui se disent contre l'adhésion".

La commission des droits de la femme du PE présidée par Anna Zaborska (PPE-DE, slovaque) entend envoyer pour sa part une mission d'observation en Turquie en janvier 2005, et organiser en mars une audition sur le rôle des femmes en Turquie. En attendant, en vue de l'adoption d'un rapport à ce sujet de la socialiste néerlandaise Emine Bozkurt, la commission parlementaire s'est entretenue avec l'ambassadeur de Turquie auprès de l'UE Oguz Demiralp. Selon un compte rendu du Parlement, l'ambassadeur a souligné à cette occasion l'importante participation des femmes à la société civile en Turquie, en notant que 140 ONG sont actives en matière des droits des femmes, et en exhortant les parlementaires européens à "travailler directement" avec ces ONG. L'ambassadeur a reconnu que la faible participation des femmes à la vie politique est "une grave carence" (seulement 5% des parlementaires turcs sont des femmes) et il a soutenu l'idée du rapporteur d'introduire un système de quotas pour les listes électorales, à condition cependant de "convaincre les partis politiques". Par ailleurs, l'ambassadeur a reconnu que "les crimes d'honneur sont inacceptables": le code pénal turc a été modifié et les peines contre les auteurs de ces crimes ont été alourdies, a-t-il rappelé. Quant à la pénalisation de l'adultère, l'ambassadeur a affirmé que, finalement, l'article contesté à ce sujet ne figure pas dans le code pénal turc.

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