Luxembourg, 10/06/2004 (Agence Europe) - La flambée des prix du pétrole sur les marchés mondiaux a dominé les discussions des 25 ministres de l'Energie de l'Union européenne, lors de leur déjeuner à la fin du Conseil Energie, jeudi à Luxembourg. "Les ministres se sont félicités des tendances à la baisse des prix du pétrole", a déclaré en conférence de presse la Présidence irlandaise. De son côté, Loyola de Palacio, la Commissaire chargée de l'Energie, a "constaté un changement" de perception dans le chef de certains Etats membres quant à la nécessité de coordonner les stocks pétroliers communautaires pour faire face à des situations de crise.
La flexibilité apparemment affichée par certains Etats membres à l'égard d'une approche communautarisée des stocks pétroliers communautaires est, selon Mme de Palacio, très positive, surtout si on se rappelle du sort réservé par le Conseil et le Parlement européen à sa proposition visant à assurer une gestion coordonnée des stocks pétroliers des Etats membres. Les deux institutions, en effet, ont purement et simplement rejeté cette proposition préférant régler le problème dans le cadre de l'Agence internationale de l'Energie. Or, selon la Commissaire, après la récente flambée des prix du pétrole, "plusieurs délégations se sont prononcées pour une approche communautaire" et ont fait des propositions en ce sens. Par exemple, celle visant à établir des inventaires hebdomadaires sur les stocks pétroliers des Etats membres qui seraient transmis à la Commission. "Pour lutter contre la spéculation, il faut faire en sorte que le marché fonctionne mieux, et pour cela, il faut plus de transparence", a-t-elle expliqué. Dans un premier temps, "nous allons voir s'il est possible de commencer sur la base d'accords volontaires", a-t-elle ajouté, en insistant sur la nécessité de fournir ces informations de manière régulière.
Tout en soulignant à son tour qu'il fallait assurer une certaine coordination européenne pour les stocks pétroliers, la Présidence irlandaise a insisté sur la nécessité d'assurer aussi une coordination avec l'Agence internationale de l'Energie et, surtout, de "concentrer nos efforts sur les (sources d'énergies) renouvelables".