Bruxelles, 04/02/2004 (Agence Europe) - Le Commissaire Monti, qui a lancé une enquête à propos du décret italien "salva-calcio" destiné à protéger de la faillite les clubs de football italien en difficultés en novembre dernier (voir EUROPE du 13 novembre 2003), a indiqué que si l'Italie avait au préalable notifié son intention à la Commission européenne avant d'adopter son décret, les "problèmes" auraient pu être évités. Le Commissaire a en effet révélé à l'agence italienne Ansa que l'examen du décret a mis à jour des irrégularités vis-à-vis du droit européen, irrégularités qui étaient actuellement analysées par ses services. M. Monti a précisé, à cette occasion, que c'est grâce aux discussions fructueuses entretenues avec les autorités italiennes que le décret "Parmalat" a pu être jugé conforme récemment, évitant un processus d'examen a posteriori plus difficile à réaliser. "Cela ne s'est pas passé avec le décret "salva calcio", a-t-il souligné. Pour sa part l'Italie, qui a officiellement jusqu'au 13 février pour répondre à l'Exécutif européen, se dit prête à modifier le décret s'il devait se confirmer qu'il contient des mesures assimilables à des aides d'Etat.