Bruxelles, 04/02/2004 (Agence Europe) - L'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale-Assemblée interparlementaire européenne de sécurité et de défense présidée par Armand De Decker organise les 9 et 10 février à Valence, en Espagne, avec les Cortes et la Présidence espagnole du Conseil de l'UEO (qui remplace l'Irlande qui n'est pas membre à part entière de l'UEO), une conférence sur le thème "La politique européenne de sécurité et de défense: comment faire face aux nouvelles menaces". Les travaux seront ouverts par Guillermo Martinez Casañ, Président de la commission politique de l'Assemblée, par Armand De Decker, Président de l'Assemblée de l'UEO et du Sénat belge, et par Francisco Camps, Président de la GeneralitatValenciana. Le principal orateur sera la ministre espagnole des Affaires étrangères Ana Palacio. Ensuite, les travaux porteront lundi sur la prolifération des armes de destruction massive et sur le terrorisme, mardi sur la coopération sur les problèmes régionaux avec les pays du sud de la Méditerranée. Les conclusions seront tirées par Julio de España, président des Cortes Valencianas.
Rencontre entre l'Assemblée et le Cops
Le 21 janvier, les membres de l'Assemblée avaient évoqué les perspectives de la PESD et de la CIG avec les ambassadeurs Carles Maria Casajuana pour la Présidence espagnole du Conseil et Declan Kelleher, pour la Présidence irlandaise du Conseil de l'UE, et Maurizio Melani pour la Présidence italienne sortante des Conseils de l'UE et de l'UEO. A cette occasion, le Président De Decker a réaffirmé, selon un communiqué, son souhait que la CIG sur la Constitution européenne parvienne à un accord sur une clause d'assistance et de défense mutuelles, et a demandé que, dans un tel cas, soit prévu un contrôle interparlementaire européen approprié. Actuellement, seul le Traité de l'UEO, le Traité de Bruxelles modifié, prévoit un tel contrôle interparlementaire de la PESD, a rappelé M. De Decker, qui a estimé qu'il serait dangereux de dénoncer le Traité de Bruxelles modifié avant la ratification de la Constitution européenne. L'ambassadeur Kelleher a admis que certains Etats membres ne sont pas encore prêts à souscrire à une clause de défense mutuelle, et que cette clause devra être suffisamment souple pour être acceptable pour les pays qui n'ont adhéré ni au Traité de Bruxelles modifié ni au Traité de l'Atlantique Nord (en clair, les pays neutres).