Bruxelles, 10/07/2003 (Agence Europe) - Lors d'une conférence, le 8 juillet, la délégation italienne au groupe socialiste du Parlement européen, présidée par Pasqualina Napoletano, a appelé Silvio Berlusconi à préciser certaines lignes de son programme "encore obscures". Mme Napoletano s'est tout d'abord déclarée "contente du fait que l'incident de la semaine dernière à Strasbourg soit clos", en demandant que la présidence soit jugée sur "le fond et les faits" (voir EUROPE d'hier, p. 4). Quatre thèmes du programme italien méritent d'être précisés, selon Mme Napoletano. Tout d'abord, le plan de croissance. "S'agit-il uniquement de financer des infrastructures? Et où trouvera-t-on les fonds ?" a-t-elle demandé (voir EUROPE, p. 13). Il devrait s'agir aussi de projets concernant la formation tout au long de la vie, puisque la présidence se réfère au programme de Lisbonne ; or, sur ces sujets, c'est "silence radio", a ajouté Bruno Trentin. Pourquoi la construction du pont sur le détroit de Messine figure parmi les programmes prioritaires alors qu'il s'agit d'un projet interne et non européen ? demande-t-il, en ajoutant: "Il y a beaucoup d'improvisations sur le financement de ces projets". Fiorella Ghilardotti a jugé pour sa part "intéressant" que le ministre du Travail Roberto Maroni ait demandé que la réforme des retraites soit traitée de manière équilibrée, et que le Conseil Affaires sociales s'en occupe autant que le Conseil Ecofin. En matière de justice, "les interventions du ministre Roberto Castelli remettent en cause les mesures de lutte contre le racisme et la xénophobie", a déploré Mme Napoletano.
En répondant à une question sur la concentration des médias en Italie, Mme Napoletano a noté que les conflits d'intérêts du président Berlusconi étaient un véritable problème. Quant à une résolution signée par 36 députés européens demandant au Conseil de l'UE d'examiner les risques de violations du droit à la liberté d'expression et d'information en Italie (voir autre nouvelle), Mme Napoletano a dit: "Notre gouvernement présente des anomalies, mais qui doivent être résolues à 90% à l'intérieur de l'Italie".