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Bulletin Quotidien Europe N° 8502
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M. Sirchia se prononce pour une véritable politique européenne de santé publique mais souligne la frilosité des gouvernements

Bruxelles, 10/07/2003 (Agence Europe) - En présentant les priorités de la Présidence italienne, mardi devant la commission parlementaire de l'environnement et de la santé, le ministre italien Girolamo Sirchia a une nouvelle fois insisté sur la prévention et la promotion d'une vie saine (EUROPE du 12 juin, p. 15).

Evoquant les dossiers en cours, M. Sirchia a indiqué que la première lecture du paquet "médicaments" devrait s'achever le 22 septembre prochain avec l'adoption formelle des positions communes qui seront immédiatement transmises au PE. Il a aussi espéré que l'adoption définitive de la directive sur les normes de qualité et de sécurité pour les cellules et les tissus humains interviendra encore sous présidence italienne. Mais son intervention a surtout été marquée par la volonté d'aller de l'avant sur plusieurs sujets qui se heurtent à la frilosité des Etats membres. M. Sirchia a ainsi souhaité que l'on progresse vers une procédure de fixation des prix des médicaments qui permette à terme d'avoir un prix unique en Europe. Il a aussi souhaité une définition commune et une meilleure prise en compte de la "valeur ajoutée thérapeutique" des médicaments dans le cadre de leur remboursement, avec une amélioration de l'information des médecins et des patients sur l'efficacité réelle des produits. Evoquant le paludisme (qui tue plus de 3000 enfants par jour en Afrique), il a dit qu'il faut "identifier des financements publics et privés pour des molécules" qui ne concernent pas directement les pays développés. Il a aussi regretté que les Etats membres se servent de l'article 152 du traité qui leur confère "une souveraineté absolue" en matière de santé publique pour freiner le développement d'une véritable politique européenne de santé alors que les maladies transmissibles ne connaissent pas les frontières. Ces maladies imposent une "nouvelle manière de travailler ensemble", a-t-il dit, en demandant une réponse coordonnée pour le bioterrorisme ou des épidémies comme celle du SRAS et la création rapide d'un centre européen de prévention et de contrôle des maladies transmissibles (qui ne remplacerait pas les structures nationales existantes). Le dossier de la mobilité des patients doit être traité rapidement, a-t-il estimé, tout en reconnaissant que, face aux atermoiements des Etats membres, il sera difficile de progresser autrement que par des accords bilatéraux ou multilatéraux. Interrogé sur le renforcement de la compétence communautaire en matière de santé publique, il s'est dit d'accord avec les députés et le Commissaire Byrne et il a regretté que "ceux qui écrivent la nouvelle Constitution ne veuillent pas donner à la santé la place qui lui revient". "Et je dis cela avec beaucoup d'amertume (…). C'est une erreur, et nous allons payer pour cela", a-t-il ajouté.

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