Bruxelles, 01/04/2003 (Agence Europe) - La Présidence grecque a fait le 28 mars au nom de l'UE la déclaration suivante:
"L'UE condamne fermement les violences et la répression sans précédent dont l'opposition a été la cible après les actions de protestation des 18 et 19 mars 2003. L'UE est particulièrement préoccupée par les événements survenus récemment et dénonce la vague d'arrestations arbitraires d'environ quatre cents sympathisants de l'opposition, dont un grand nombre a été victime de mauvais traitements et même d'actes de torture de la part des forces de sécurité. Pas moins de deux cent cinquante personnes ont dû être hospitalisées, des dizaines de personnes sont portées disparues et au moins un membre du MDC est décédé. L'UE engage le gouvernement du Zimbabwe à respecter le droit garanti par la constitution à la population zimbabwéenne de protester de façon pacifique. Les arrêts de travail des 18 et 19 mars ont revêtu pour l'essentiel un caractère pacifique. Les incidents graves qui se sont produits en marge de l'action de protestation, en dépit des appels lancés par le MDC en faveur d'une action pacifique, ne justifient en aucun cas cette violence sans précédent à l'encontre des sympathisants de l'opposition. Nous condamnons avec fermeté les appels que le président Mugabe a lancés récemment les 21 et 22 mars en vue de briser toute opposition démocratique. En fait, ce sont ces appels qui ont déclenché cette nouvelle vague de violence. L'UE lance un nouvel appel au gouvernement du Zimbabwe pour qu'il respecte les droits de l'homme, mette immédiatement un terme à sa campagne de répression violente et fasse en sorte que ceux qui sont responsables du recours à la violence et à la torture aient à répondre de leurs actes. À cette fin, l'UE engage le gouvernement du Zimbabwe à veiller à ce que les résultats des élections partielles dans les circonscriptions de Kuwadzana et de Highfield reflètent le choix librement exprimé des électeurs."