Bruxelles, 14/02/2003 (Agence Europe) - Selon un rapport publié jeudi par l'Office statistique des CE (Eurostat) sur "L'évolution de la protection sociale en Europe entre 1991 et 2000", la part des dépenses de protection sociale dans le PIB est tombée, au sein de l'UE, à 27,3% en 2000 (contre 27,5% en 1999), enregistrant ainsi une baisse continue depuis 1996, lorsqu'elle se situait à 28,4%. Il ressort de ces statistiques qu' en 2000: - la part des dépenses de protection sociale dans le PIB était la plus faible en Irlande (14,1%) et en Espagne (20,1%), le plus élevé en Suède (32,3%), en France (29,7%) et en Allemagne (29,5%); - les dépenses par habitant (exprimées en standard de pouvoir d'achat) étaient égales à 60% de la moyenne de l'UE en Espagne et au Portugal, mais atteignaient 150% de la moyenne de l'UE au Luxembourg et 125% au Danemark.
En outre, le rapport relève que: 1) les dépenses de vieillesse et de survie représentent près de la moitié des dépenses de protection sociale dans l'UE: en 2000, la répartition des dépenses par fonction dans l'UE s'établissait comme suit: - vieillesse et survie: 46,4%; - maladie et soins de santé: 27,3%; - famille et enfants: 8,2%; - invalidité: 8,1%; - chômage: 6,3%; - logement et exclusion sociale: 3,7%; 2) les prestations à destination des familles ont progressé deux fois plus vite que la moyenne: sur la période 1995-2000, les dépenses de protection sociale par habitant ont augmenté en termes réels dans tous les Etats membres sauf en Finlande (-0,1%). Les hausses les plus fortes ont été observées en Grèce (+42,6%), suivie du Portugal (+27,1%) et de l'Irlande (+21,4%). Les croissances les plus faibles ont été enregistrées au Danemark (+1,8%), en Suède (+5,2%) et en Belgique (+6,7%).