Bruxelles, 31/01/2003 (Agence Europe) - Dans une lettre adressée aux membres du groupe de travail sur l'Europe sociale et au présidium de la Convention européenne, EUROCARE, qui représente au niveau européen les associations de prévention de l'alcoolisme et de ses conséquences, souhaite que la santé publique devienne une priorité dans la future Constitution de l'UE. L'organisation souhaite que les premiers articles du nouveau traité mentionnent « un degré élevé de protection de la santé » parmi les objectifs de l'Union. Elle estime que la santé devrait rester une compétence partagée entre l'Union et les Etats membres, qui conserveraient leur autonomie en matière d'organisation des systèmes de santé. La base juridique pour la santé devrait être renforcée et clarifier le partage des compétences entre les niveaux européen et national afin de permettre des solutions transnationales et des réponses législatives aux questions de santé publique qui ont un caractère transfrontalier, comme les politiques de prévention de l'alcoolisme, explique EUROCARE qui souligne que cela sera "particulièrement nécessaire dans la perspective de l'élargissement". L'organisation estime enfin que le nouveau traité devrait permettre de prendre des mesures en matière de santé publique sans devoir faire appel aux dispositions liées à la libre circulation des marchandises et risquer, comme ce fut le cas pour la publicité sur le tabac, de voir la Cour annuler un acte législatif en raison des faiblesses de la base juridique consacrée à la santé publique dans le traité actuel.