Bruxelles, 05/12/2002 (Agence Europe) - A l'initiative de la ministre italienne de l'Egalité des chances Stefania Prestigiacomo, la Commission européenne a organisé le 6 décembre, à Syracuse, une conférence sur le thème "Mettre en lumière la traite des femmes". Des experts et des responsables politiques de toute l'UE y ont fait le point sur les instruments existants de lutte contre la traite des êtres humains, tant au niveau national qu'européen (y compris les fonds provenant de l'initiative communautaire Equal), et ont examiné les mesures de prévention et d'assistance, le rôle important joué par les réseaux et les ressources nécessaires pour empêcher une augmentation de ce fléau à l'avenir.
A cette occasion, la Commissaire Anna Diamantopoulou a annoncé le lancement d'un consortium d'organisations de femmes pour aider tous ceux et celles qui, en Europe, sont victimes de la traite des êtres humains. Ce consortium, dont la coordination sera assurée par l'ONG italienne IRENE, aidera des ONGs de six pays européens (Belgique, Danemark, France, Grèce, Italie, Espagne) et de Norvège à fournir une assistance aux environ 500.000 femmes et enfants qui tombent chaque année dans le piège de la traite en Europe. Saluant cette initiative comme "nouvelle arme puissante pour lutter contre ce phénomène sur le continent européen", Anna Diamantopoulou a rappelé que les femmes représentent 70% des 1,3 milliard de pauvres dans le monde aujourd'hui. "Ce sont la pauvreté, le manque d'opportunités et la maltraitance qui font que les femmes cherchent une vie meilleure dans d'autres régions. Il faut que ces femmes, qui sont prises dans l'engrenage de la traite des êtres humains, soient considérées comme des victimes d'un crime grave. Pour briser le cercle de la pauvreté et de la maltraitance, il faut que ces femmes soient à l'avenir bien conseillées d'un point de vue légal, et puissent bénéficier de l'aide de la police et des autorités responsables de la politique de l'immigration", a ajouté Mme Diamantopoulou.