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Bulletin Quotidien Europe N° 8355
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/convention/commission

MM. Prodi, Barnier et Vitorino défendent leurs propositions devant la presse

Bruxelles, 05/12/2002 (Agence Europe) - Après la présentation au PE de la contribution de la Commission à la Convention, Romano Prodi a répondu aux questions de la presse, qui l'a aussi interrogé sur le document de travail de la Commission « Contribution à un avant-projet de Constitution de l'Union européenne », baptisé "Pénélope". Nous ne sommes pas les premiers à faire ce genre d'exercice, a rappelé le président Prodi, en citant les projets Brok et Badinter. Et le Commissaire Michel Barnier a rappelé que la même démarche avait été entreprise avec l'Institut universitaire de Florence, mais "à droit égal", alors que le nouveau texte "tient compte des modifications que nous souhaitons". Ce document "n'engage pas la Commission", a-t-il réaffirmé.

Sur la contribution présentée à la Convention, le Commissaire Antonio Vitorino a commenté: avec ce texte, la Commission a, en quelque sorte, "invité Montesquieu à visiter l'Union européenne", pour apporter une clarification et une simplification. Selon M. Vitorino, la double responsabilité de la Commission, aussi devant le Conseil européen, est "le corollaire logique" de la formule proposée pour la désignation de son président. On "renverse" ainsi l'ordre suivi jusqu'ici, puisqu'il il y aurait d'abord vote du Parlement, puis confirmation de la part du Conseil européen, a-t-il noté, en ajoutant: « ceci signifie un changement dans les rapports de forces" qui doit être « compensé ».

Michel Barnier, interrogé sur le monopole d'initiative de la Commission européenne, a estimé qu'une "clé du succès" des derniers 50 ans était justement que la Commission "ait dans ses mains cet instrument, qu'elle n'a jamais utilisé de manière imperméable". "Nous travaillons comme si nous étions un premier ministre collectif, celui qui, au terme d'un processus collégial, met sur la table une proposition qui s'approche de l'intérêt général (...). Si on disperse cela, on risque d'aller au blocage ou à l'explosion", a-t-il dit.

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