Bruxelles, 02/12/2002 (Agence Europe) - Comme nous l'avons indiqué (voir EUROPE du 28 novembre, p.3), la contribution que la Commission présentera jeudi au PE et à la Convention européenne rejette l'idée d'un président de l'Europe de longue durée et se prononce pour le maintien de la présidence semestrielle pour le Conseil européen et le Conseil Affaires générales, alors que les présidents des autres Conseils seraient élus par leurs collègues pour un an. En outre, elle propose que le Conseil et le président de la Commission nomment de commun accord un "Secrétaire de l'Union", avec droit d'initiative, chargé de mener la politique étrangère, conformément aux orientations données par le Conseil (ou un groupe d'Etats concernés par une question particulière). Autre nouveauté: le Parlement européen élirait le président de la Commission, et les chefs d'Etat et de gouvernement approuveront ensuite cette nomination. Mais la nouveauté principale est que la Commission, à l'avenir, serait responsable non seulement devant le Parlement, mais aussi devant le Conseil européen, qui pourrait donc censurer son action. Quant à ses propres pouvoirs, la Commission souhaite les élargir, on le sait, en particulier en matière de coordination des politiques économiques. Enfin, elle insiste sur une réduction progressive du recours à l'unanimité notamment, par le biais de l'introduction de majorités renforcées dans certaines matières.