Bruxelles, 17/10/2002 (Agence Europe) - A la veille du vote du PE en première lecture sur le « paquet médicaments » (voir EUROPE d'hier, p.11) et après le rejet par la commission de l'environnement des dispositions concernant le lancement de trois projets pilotes permettant à l'industrie d'informer directement les patients sur les médicaments disponibles pour le traitement du sida, de l'asthme et du diabète, le laboratoire Merck Sharp & Dohme (MSD) souligne que le Parlement européen devra choisir, la semaine prochaine à Strasbourg, entre « un premier petit pas vers la libéralisation de l'information » ou un renforcement de la « censure » comme le préconise sa commission de l'environnement. « MSD est convaincu que les sociétés pharmaceutiques ont un rôle précieux et légitime à jouer en expliquant l'utilisation sûre et appropriée de leurs produits », indique un communiqué, qui poursuit: « Il est inacceptable que les entreprises qui recherchent, développent et produisent des médicaments soient empêchées d'aider leurs patients à mieux comprendre comment les utiliser en toute sécurité ». Le communiqué indique que, lors d'un récent séminaire organisé par MSD à Bruxelles, un représentant de « Patient View », Alex Wyke, a dit que seulement 60% des patients considèrent les médecins comme des sources d'informations fiables et que les notices qui accompagnent les médicaments sont encore moins bien perçues. « Lorsque nous avons demandé à des groupes de patients européens s'ils souhaitent que l'UE autorise les laboratoires à leur fournir des informations sur les médicaments délivrés sur prescription, 50% ont dit oui, 17% de ceux-ci souhaitant que des règles strictes soient prévues. Seulement 9% des groupes de patients ont dit non », a-t-il ajouté.