Bruxelles, 10/10/2002 (Agence Europe) - "L'Iran m'a fermement assuré qu'il ne permettrait pas à des éléments d'Al-Qaida, s'il s'avère qu'ils sont à l'intérieur de ses frontières, d'y rester", a déclaré mardi à la presse l'Envoyé spécial de l'UE en Afghanistan Francesc Vendrell, à l'issue d'une rencontre avec des responsables iraniens. Il a ajouté que les autorités iraniennes avaient cependant souligné que "étant donné la longueur de la frontière entre l'Iran et l'Afghanistan, il est absolument impossible de garantir que des éléments indésirables ne pénètrent pas en Iran". Interrogé sur la possibilité que l'Iran soit une cible pour Washington dans sa guerre contre le terrorisme, M. Vendrell a dit ne pas pouvoir imaginer "pourquoi les Etats-Unis pourraient souhaiter, même en cas de conflit avec l'Irak, (...) menacer la République d'Iran". "J'aurais de grandes difficultés à comprendre que l'Iran puisse être mise dans le même sac que l'Irak", a-t-il précisé. Francesc Vendrell, qui était à Téhéran pour évoquer la reconstruction de l'Afghanistan, a par ailleurs dit qu'il n'avait décelé aucun signe selon lequel l'Iran essayerait de saper le gouvernement du président afghan Hamid Karzai, ajoutant que l'Iran avait promis de ne pas fournir d'armes aux seigneurs de la guerre qui opèrent dans l'ouest de l'Afghanistan, traditionnellement dans la sphère d'influence de Téhéran. "Les autorités iraniennes m'ont assuré que toute assistance, militaire ou autre, à l'Afghanistan, transiterait par le président Karzai", a encore dit le diplomate, concluant qu'il avait trouvé beaucoup de points de convergence avec le gouvernement iranien sur ce qui doit être fait en Afghanistan.