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Bulletin Quotidien Europe N° 8316
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Satisfaction de la plupart des candidats - M. Rasmussen rejette certaines critiques

Bruxelles, 10/10/2002 (Agence Europe) - Le Président du Conseil européen Anders Fogh Rasmussen a commenté la présentation des rapports de la Commission sur les progrès des pays candidats en disant s'attendre à une décision sur l'adhésion de dix nouveaux membres, lors du Conseil européen de Copenhague en décembre. Devant la presse, le Premier ministre danois s'est étonné des critiques de certains ambassadeurs de pays candidats (en particulier, l'ambassadeur hongrois) qui ont estimé que la Présidence danoise n'avait pas communiqué de manière adéquate avec eux. "C'est la première fois que j'entends ce type de critique", a remarqué, selon l'agence Ritzau, M. Rasmussen, qui a assuré qu'il avait mis "beaucoup de temps et d'énergie pour rencontrer tous mes collègues des pays candidats". Quant au reproche de ne pas les avoir informés sur la nouvelle "clause de sauvegarde" renforcée (voir EUROPE d'hier, pages 4 et 5), M. Rasmussen a précisé que la présidence ne pouvait pas l'évoquer avec les pays candidats tant qu'elle faisait l'objet d'un débat interne de l'UE.

La ministre polonaise aux affaires européennes Danuta Huebner, pour sa part, a estimé que l'insertion d'une telle clause dans les traités d'adhésion pourrait s'avérer "avantageuse pour la Pologne qui, devenue membre de plein droit, pourra l'invoquer à son tour, si nécessaire". "C'est un bon document", a-t-elle dit du rapport de la Commission, en notant que le plan d'action polonais "correspond exactement aux recommandations" qui y sont formulées. "C'est un rapport objectif", a affirmé le ministre tchèque des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, pour qui le document de la Commission est "le billet d'entrée de la République tchèque dans l'Union européenne". Quant au Premier ministre slovaque, Mikulas Dzurinda, il a assuré en particulier que la Slovaquie luttera contre la corruption: la situation chez nous n'est pas bonne, "mais elle n'est pas pire que chez nos voisins". Le rapport sur la Slovénie est « très positif », a remarqué le Premier ministre Janez Drnovsek, pour qui "à partir de maintenant notre adhésion dépend de facteurs que nous ne contrôlons pas", en faisant allusion au référendum irlandais sur le traité de Nice. La nécessité de combattre la corruption a été reconnue aussi par Andris Kesteris, chef négociateur de la Lettonie (qui a remarqué que la société de son pays est consciente de ce problème) et par le ministre des Affaires étrangères de Lituanie Antanas Valionis, alors que le Premier ministre d'Estonie Siim Kallasi a indiqué que son gouvernement se concentrera maintenant sur les problèmes des capacités administratives et des captures de pêche. Satisfaction aussi du côté du porte-parole du gouvernement chypriote, Mikalis Papapetru, qui a parlé d'une journée importante pour « l'histoire » de Chypre, et qui a remarqué, à propos de la Turquie (selon EFE de Nicosie): "Chypre n'aurait aucune objection à ce qu'on indique une date, si la Turquie se décidait à répondre de manière plus tangible aux exigences en matière de critères politiques et à contribuer au règlement du conflit de Chypre".

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