login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8289
Sommaire Publication complète Par article 13 / 34
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/kaliningrad

La Russie serait prête à faire des concessions à propos de la Pologne, mais réclame toujours des transits sans visa en train et en autocar à travers la Lituanie

Bruxelles, 03/09/2002 (Agence Europe) - La Russie a soumis lundi soir à la Commission européenne et à la Présidence danoise une version détaillée et largement documentée de sa récente proposition de compromis (dont les grandes orientations étaient déjà présentées dans la lettre du Président Poutine de la semaine dernière au Président Prodi et aux chefs de gouvernement des Quinze) en vue de résoudre la question du transit vers et en provenance de l'enclave de Kaliningrad après l'adhésion de la Pologne et la Lituanie à l'UE. Selon cette proposition, présentée à Bruxelles par l'envoyé spécial de M.Poutine pour Kaliningrad Dimitry Rogozin (voir EUROPE d'hier, p.8), Moscou semble prête à accepter que les citoyens russes voulant transiter par la Pologne vers ou en provenance de Kaliningrad doivent être munis d'un visa valable. Par contre, en ce qui concerne les transits à travers la Lituanie (c'est-à-dire la voie d'accès la plus utilisée pour rejoindre l'enclave), la Russie suggère une double approche: - les citoyens russes qui veulent se rendre à Kaliningrad en voiture devront tous être munis d'un visa; - en revanche, les voyageurs à bord d'autocars de ligne (navettes) ou de trains, fonctionnant sur des itinéraires bien précis, ne seront pas soumis à une obligation de visa. Pour ces derniers, un régime de "liste de passagers", accompagné de contrôles spéciaux effectués par les autorités lituaniennes, serait suffisant. La Russie considère cette proposition comme le régime le plus approprié à court terme (c'est-à-dire pour la période allant de l'adhésion de la Lituanie à l'UE jusqu'à l'adhésion de ce futur pays membre à l'espace Schengen), mais elle maintient aussi la suggestion faite la semaine dernière par le Président Poutine selon laquelle, à plus long terme (si possible, dès l'intégration de la Lituanie dans l'espace Schengen), la Russie tout entière soit biffée purement et simplement de la "liste noire" des pays tiers dont les ressortissants ont besoin d'un visa pour se rendre sur le territoire de l'UE.

La Commission européenne n'a pas encore réagi à la nouvelle proposition russe, mais un porte-parole a expliqué mardi qu'elle procède actuellement à une "analyse attentive et détaillée". Le porte-parole s'est néanmoins félicité de la "nouvelle flexibilité" et de la "volonté de trouver un compromis" qui ressort des suggestions russes, tout en réaffirmant la position initiale de l'UE, selon laquelle l'acquis Schengen exige que les nouveaux pays membres de l'UE appliquent l'acquis communautaire dans son état actuel, y compris en ce qui concerne la politique de visa à l'égard de la Russie. L'objectif de la Commission est de soumettre une proposition de compromis au Conseil Affaires générales du 30 septembre, dans l'attente qu'un accord entre les Quinze sur la question de Kaliningrad puisse être approuvé lors du Conseil européen de Bruxelles en octobre. Cette position commune de l'UE serait ensuite soumise aux autorités russes afin de trouver avec eux une solution "mutuellement acceptable", au plus tard lors du Sommet UE/Russie en novembre.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES