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Bulletin Quotidien Europe N° 8289
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

La Commission européenne doit adopter prochainement un plan d'action pour la gestion de la pêche en Méditerranée ainsi qu'une stratégie sur l'aquaculture

Bruxelles, 03/09/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne devrait adopter dans le courant du mois de septembre (probablement après le 15 septembre) un plan d'action pour la gestion de la pêche dans la Méditerranée qui sera destiné à compléter le volet « conservation des ressources » des propositions de réforme de la politique commune de la pêche (PCP). Parmi les autres procédures écrites qui devraient être adoptées prochainement dans le cadre de la poursuite de la réforme du secteur, figure notamment une communication sur le développement de l'aquaculture européenne. La très attendue communication sur les conséquences sociales, économiques et régionales de la restructuration du secteur de la pêche dans l'UE est prévue plutôt en fin d'année, puisque les consultations entre la Commission et les Etats membres sur ces aspects sont toujours en cours.

Pour améliorer la gestion de la pêche en Méditerranée, la Commission proposera une série d'actions telles que: - l'étude, par les Etats membres, d'initiatives coordonnées pour déterminer des zones plus étendues de protection de la pêche ; - la gestion au niveau communautaire des stocks de poissons grands migrateurs et d'autres stocks partagés de certaines espèces pélagiques et démersales; - la révision des mesures techniques de conservation actuellement en vigueur dans ces eaux (révision des maillages et des tailles minimales de débarquement) ; - des programmes de gestion fondés sur la limitation de l'effort de pêche (pour les stocks partagés) ; - le développement de la coopération entre associations de pêcheurs ; - la gestion nationale dans la zone des 12 miles ; - des initiatives communautaires pour renforcer la coopération internationale dans le domaine de la gestion de la pêche dans la région, notamment au travers des organisations régionales de pêche concernées.

Bien que la situation des stocks semble moins préoccupante en Méditerranée qu'en mer Baltique ou en mer du Nord, la Commission constate que les données scientifiques disponibles dans cette région sont moins complètes (notamment sur les crevettes géantes, le thon rouge de l'Atlantique est et du bassin méditerranéen, le germon ou encore l'espadon) et que bon nombre de stocks importants y sont surexploités. Tel est le cas par exemple du merlu (dans les eaux du nord de l'Espagne, le golfe du Lion, les mers Ligurienne et Tyrrhénienne, en Corse et en Sardaigne, en mer Adriatique ou encore dans la partie nord-ouest de la mer Ionienne), de l'anchois dans certaines zones (régions espagnoles de Catalogne, Valence et Alicante), du rouget, de la langoustine, ou encore de l'espadon (le stock n'est plus évalué depuis 1995, mais le taux d'exploitation, le nombre vraisemblablement important de prises de très petites tailles et les signes d'avertissement des pêcheries « sont des facteurs préoccupants », selon la Commission).

L'objectif de la Commission, en ce qui concerne l'industrie de transformation et l'aquaculture, consiste à encourager la recherche, établir un environnement approprié et prévoir des normes sanitaires. Pour y parvenir, la Commission proposera une stratégie visant à: - créer de l'emploi, en particulier dans les zones dépendantes de la pêche ; - mettre en place des normes communes pour l'aquaculture biologique pour prévenir les distorsions de concurrence (puisqu'actuellement, la législation communautaire sur l'agriculture biologique ne couvre pas les produits de l'aquaculture) ; - adapter la législation communautaire sur les maladies des poissons pour tenir compte de l'évolution récente de la production, des technologies et des systèmes de gestion ; - créer des dispositions en matière de bien-être, de besoins biologiques et de santé des poissons d'élevage ; - introduire des mesures pour réduire la pollution des eaux (eutrophisation due aux rejets issus de l'alimentation des poissons) et d'autres mesures pour prévenir l'introduction et la fuite d'espèces allogènes.

Un plan d'action doit aussi être adopté, dans la foulée, sur l'amélioration des avis scientifiques, dans lequel la Commission suggère notamment de mettre sur pied, à long terme, un Centre européen d'évaluation et de gestion de la pêche qui réunirait l'expertise scientifique au niveau communautaire.

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