Bruxelles, 27/05/2002 (Agence Europe) - Le 24 mai, la Présidence espagnole a fait au nom de l'Union européenne la déclaration suivante:
« L'UE est gravement préoccupée par l'intensification récente des combats au Liberia et est convaincue que le recours à la force dans ce pays ne peut avoir pour effet que d'aggraver la déstabilisation, y compris au niveau subrégional, et d'augmenter les souffrances de la population. L'UE condamne les tentatives de groupes rebelles armés visant à prendre le pouvoir par la force et demande aux pays voisins de ne pas les soutenir. L'UE encourage tous les efforts de médiation déployés au niveau local et régional pour parvenir à une cessation immédiate des combats et soutient les initiatives de l'Union du fleuve Mano, de la CEDEAO et des organisations de la société civile visant à intensifier le dialogue. Elle se félicite tout particulièrement de l'appel au cessez-le-feu qui a été lancé le 17 mai 2002 par les chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO réunis à Yamoussoukro. L'UE demande à toutes les parties de veiller à ce que les initiatives humanitaires soient protégées et à ce que la population civile ne soit pas affectée par les opérations militaires. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que la Norvège et le Liechtenstein, pays de l'AELE membres de l'EEE, se rallient à cette déclaration. »