Bruxelles, 23/05/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié jeudi la "mise à jour de printemps" du tableau de bord des aides d'Etat, qui montre que le niveau global des aides d'Etat nationales est passé dans l'UE de 105 milliards d'euros en 1996 à 82 mrds en 2000. Si on considère la répartition de ces montants pays par pays, c'est l'Allemagne qui a accordé le plus d'aides en termes absolus (25 mrds) en 2000, suivie par la France (15,7 mrds) et l'Italie (10,4 mrds). En termes relatifs, les aides d'Etat ont représenté 0,99 % du produit intérieur brut communautaire (PIB), une moyenne qui masque d'importantes disparités entre Etats membres: la part des aides par rapport au PIB s'échelonne entre 0,46 % au Royaume-Uni et 1,44 % en Finlande.
Malgré la persistance de ces écarts, le "scoreboard" de printemps 2002 montre que la tendance générale est à une diminution du niveau des aides d'Etat et à une meilleure utilisation des fonds grâce à des régimes horizontaux tels que la protection de l'environnement, le développement des PME, la recherche et le développement, la création d'emplois, etc. En 2001, la Commission a enregistré plus d'un millier de cas d'aides d'Etat. Quelque 44 % d'entre eux relevaient du secteur manufacturier, de l'industrie houillère et du secteur des services, 39 % de l'agriculture, 10 % de la pêche et 7 % des transports. Sur la totalité des décisions finales arrêtées par la Commission pendant la période 1999-2001, seules 7 % ont été négatives. Le Commissaire Monti a commenté: "Bien que je me félicite de la réduction globale du niveau des aides (…), il est indéniable que, cumulées, ces aides (…) provoquent des distorsions considérables de la concurrence (…). Les Etats membres doivent encore abaisser le niveau de leurs aides et poursuivre le processus de réorientation de ces aides vers des secteurs d'intérêt commun, tels que l'environnement, l'emploi, la recherche et développement et les petites et moyennes entreprises. Ils devraient réexaminer leurs politiques nationales en matière d'aides, voir si l'aide d'Etat est toujours l'instrument le plus approprié pour corriger certaines défaillances du marché, et évaluer l'efficacité de l'aide accordée" (voir aussi p.14).