Francfort, 09/01/2002 (Agence Europe) - Le ministre turc des Affaires étrangères Ismail Cem affirme dans une interview publiée mardi par la Frankfurter Allgemeine Zeitung qu'il attend de la Présidence espagnole du Conseil de l'UE qu'elle "poursuive le processus positif" engagé par la Présidence belge en ce qui concerne la demande d'adhésion de la Turquie à l'UE. Selon lui, il s'agira d'abord de "décider à partir de quel moment peuvent être entamées les négociations d'adhésion". Les récentes modifications de notre Constitution confirment la bonne volonté de la Turquie, estime le ministre, qui, interrogé sur la possibilité d'abolir la peine de mort, signale que "l'opinion publique turque en discute", et dit espérer "qu'il y aura un changement" (tout en rappelant que la Turquie n'exécute pas de peine capitale depuis vingt ans).
Quant à Chypre, M. Cem estime qu'"une solution acceptable pour les deux parties devrait être atteinte avant la fin de 2002": selon lui, avec la reprise des contacts entre les deux parties chypriotes, "nous avons maintenant une nouvelle plate-forme qui crée un meilleur cadre pour une entente". En même temps, il souligne que, à Chypre, "nous avons deux nations, deux cultures, deux religions, un héritage de méfiance". Pour M. Cem, une solution pour Chypre devrait combiner "les points les plus importants pour les deux parties: une personnalité juridique internationale unique d'un Etat commun, fondé à partir d'un nouveau partenariat, et un accord formel entre l'Etat chypriote turc et de l'Etat chypriote grec", dans lequel "chaque Etat partenaire devrait être une personnalité juridique souveraine".