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Bulletin Quotidien Europe N° 8125
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/emploi

Le Conseil informel de Burgos aura un débat politique sur les stratégies et les objectifs en matière d'emploi pour les prochaines années - Débat avec les partenaires sociaux

Bruxelles, 09/01/2002 (Agence Europe) - Les ministres de l'Emploi et des Affaires sociales de l'Union européenne se réuniront de manière informelle du 18 au 20 janvier à Burgos, sous la présidence du ministre espagnol du Travail et des Affaires sociales Juan Carlos Aparicio Pérez. Le thème de cette première rencontre ministérielle de la Présidence espagnole de l'UE, dont l'objectif est de préparer le Sommet de Barcelone des 15 et 16 mars, sera "Plus d'Europe signifie plus d'emplois et une plus grande cohésion sociale".

Les ministres examineront comment développer des politiques d'activation du marché du travail, par exemple en supprimant les obstacles à l'emploi et en garantissant son maintien, ou encore en améliorant les perspectives d'emploi et la mobilité pour tous les citoyens en âge de travailler, et plus particulièrement les femmes. Ces discussions devraient soutenir le plan d'action que lancera le 5 février la Commission européenne sur les nouveaux marchés du travail européen (ce plan est un suivi des travaux de la Task Force "Compétences et Mobilité"). La Commission européenne sera représentée à Burgos par Anna Diamantopoulou.

La rencontre débutera le vendredi 18 janvier, dans l'après-midi, par une réunion préparatoire à laquelle participeront les représentants de la Troïka (ministres du Travail espagnol, danois et grec), des partenaires sociaux européens, de la Commission, du Conseil, du Comité économique et social européen, du Parlement européen, du Comité de l'Emploi et du Comité de Protection sociale. La séance du samedi 19 janvier sera consacrée à un débat politique, sur la base d'un document préparé par la Présidence, sur les diagnostics, les stratégies et les objectifs en matière d'emploi pour les prochaines années en tenant compte des trois stratégies définies au Sommet de Lisbonne pour l'emploi, l'inclusion sociale et la protection sociale. Le but de ce débat est de préparer une contribution à adresser au Sommet de Barcelone. La matinée du samedi sera consacrée à la stratégie de l'emploi, et l'après-midi à la protection sociale et à la stratégie de l'inclusion.

Dans son document, la Présidence indique qu'elle veut faire du mandat de Lisbonne une réalité, notamment en y incluant les apports des Sommets de Nice, Stockholm et Laeken, qu'elle entend aussi promouvoir les aspects sociaux de la construction européenne dans la vie quotidienne des citoyens afin qu'ils aient de meilleures chances d'avoir une formation, d'obtenir un emploi de qualité et de bénéficier d'une bonne protection sociale, et qu'elle ne perd pas de vue l'objectif d'éradiquer la pauvreté et l'exclusion sociale. "Nous voulons envoyer un message positif et réaliste. Nous voulons insister sur le fait que l'Europe est le meilleur endroit au monde pour vivre, même en période de récession économique, grâce à son modèle social et à un niveau de protection sociale conséquent", affirme la Présidence en rappelant au passage quelques résultats positifs de la stratégie européenne pour l'emploi (dans l'UE, en l'an 2000, 10 millions de personnes ont trouvé un emploi, ce qui a entraîné un taux d'emploi de 63,7% ; depuis 1997, le nombre de chômeurs a baissé de 4 millions, etc.).

La Présidence souligne aussi qu'il faut encourager l'utilisation des nouvelles technologies et s'engager clairement pour garantir à tous la possibilité de se former de manière permanente. A ce propos, le Conseil devrait suggérer des objectifs chiffrés pour des initiatives en faveur des jeunes sortant de la scolarité et de chômeurs ayant fraîchement réintégré le milieu du travail et qui participent à la formation continue.

Quel doit être le rôle des Sommets de printemps ?

Pour stimuler les discussions, la Présidence pose les questions suivantes:

1. Comment peut-on encourager la contribution des partenaires sociaux dans des secteurs où leur action est décisive ? Quel rôle doivent-ils jouer dans la stratégie européenne pour l'emploi, au niveau européen et dans son application dans chaque Etat membre ?

2. La nouvelle stratégie de l'emploi doit-elle être liée à moyen terme au diagnostic et aux objectifs de Lisbonne? Est-il nécessaire de mieux coordonner les politiques économiques, de l'emploi et sociales? Quels éléments faudra-t-il prendre en compte pour que la nouvelle stratégie européenne de l'emploi ait la même valeur politique que les conclusions de Luxembourg et Lisbonne ? Pour ce faire, quel rôle doivent jouer les Sommets européens, et principalement les Sommets de printemps?

3. Quelles caractéristiques devrait revêtir la méthode ouverte de coordination (lancée au Sommet de Lisbonne en mars 2000) dans le domaine des retraites, en tenant compte des principes de subsidiarité et des différents systèmes nationaux de protection sociale? Quel rôle devraient jouer les indicateurs dans ce processus? Peut-on développer la méthode de coordination ouverte de manière graduelle, en commençant par exemple par un échange de bonnes pratiques nationales?

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