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Bulletin Quotidien Europe N° 8124
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INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) fusions-acquisitions

- Monde: une étude annuelle du cabinet KPMG CORPORATE FINANCE indique que la valeur totale des opérations de fusions et acquisitions transfrontalières mondiales a chuté de 52% en 2001, passant de 3.292 mrds de dollars en 2000 à 1.595 mrds l'an dernier. L'étude, qui porte sur les onze premiers mois de l'année, montre que la baisse des transactions, amorcée au début de l'année, s'est poursuivie au cours du second semestre 2001, malgré un bref regain en octobre qui ne s'est pas confirmé le mois suivant. « Ces chiffres confirment l'ampleur de la récession de l'activité de fusions-acquisitions au niveau mondial. Les événements du 11 septembre n'ont fait qu'aggraver une situation déjà existante. Jusqu'ici, il n'y a aucun signe de reprise » a commenté John Griffith-Jones, responsable de KPMG CORPORATE FINANCE. Les principales opérations ont concerné, comme à l'accoutumée, les Etats-Unis. Pour l'Europe de l'Ouest, l'activité au second semestre est revenue au niveau de fin 1997-début 1998 avec un montant total de transactions de 213 mrds de dollars et 3.407 opérations. Par rapport au second semestre de 2000, cela représente une baisse de 70% de la valeur des transactions. Le Royaume-Uni a été le premier pays européen acquéreur au second semestre et le premier pays vendeur d'entreprises devant l'Allemagne. En France, 369 acquisitions ont été réalisées par des entreprises étrangères pour un montant de 21,7 mrds de dollars. Enfin, la valeur moyenne par opération a chuté de 50%, passant de 138 millions de dollars en 2000 à 69 millions cette année. - France: une autre étude, réalisée cette fois par le cabinet THOMSON FINANCIAL indique que le nombre de fusions et acquisitions conclues en France a chuté de 44% à 539 unités sur l'ensemble de 2001. En valeur, ces opérations ont reculé de 70% à 33 mrds de dollars malgré « un retour timide des opérations supérieures à un mrd de dollars » durant le quatrième trimestre. « La crise économique mondiale ainsi que les attentats du 11 septembre ont ajourné beaucoup de transactions qui devaient avoir lieu avant la fin de l'année. Cependant, les attaques terroristes n'ont pas empêché l'annonce et la réalisation de grosses opérations », ajoute l'étude. BNP PARIBAS arrive en tête des établissements de conseil avec 50,9% des parts de marchés (en valeur) des opérations conclues sur l'année, la deuxième place étant occupée par CREDIT SUISSE FIRST BOSTON.

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