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Bulletin Quotidien Europe N° 8124
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ecofin

Le président du Conseil Ecofin, Rodrigo Rato, met l'accent sur la coordination des politiques économiques, la libéralisation de l'électricité, la représentation externe de l'euro, l'intégration des marchés financiers

Bruxelles, 08/01/2002 (Agence Europe) - Le ministre espagnol de l'Economie, Rodrigo Rato, a présenté lundi devant la commission économique et monétaire du Parlement européen les priorités de la Présidence espagnole du Conseil Ecofin. Sans surprise, ces priorités seront le développement de la coordination des politiques économiques, la représentation extérieure de l'euro, l'emploi dans la perspective du Sommet de Barcelone, la lutte contre le financement du terrorisme et la poursuite des réformes économiques, en particulier pour l'intégration des marchés financiers et de la libéralisation des industries de réseaux. Rodrigo Rato a annoncé la couleur, en rappelant que l'Espagne lie les dossiers de la libéralisation de l'électricité et de la fiscalité de l'énergie. La Présidence espagnole poursuivra en outre les travaux sur le paquet fiscal, la TVA, le brevet communautaire, la lutte contre la fraude fiscale, et tient pour "très importantes les négociations de libre-échange avec le Mercosur et le Chili", a-t-il précisé. Le ministre a évoqué la création d'une nouvelle institution financière pour la Méditerranée. Comme indiqué dans EUROPE hier, Rodrigo Rato a assuré que l'UE soutiendrait la reprise économique en Argentine, tout en insistant sur l'ouverture de négociations avec les investisseurs et le FMI afin de rétablir la confiance. La question devrait être abordée lors du prochain Ecofin (le 22 janvier).

Sur le plan macro-économique, Rodrigo Rato a estimé que "les dernières données économiques montrent que la reprise va s'enclencher". Pour l'heure, "nous devons appliquer strictement le Pacte de stabilité et de croissance", a-t-il indiqué en plaidant pour "une analyse détaillée du dosage des politiques économiques (policy mix) dans la zone euro qui nous permettra une meilleure coordination de nos politiques économiques".

Le ministre a indiqué que la question de la représentation extérieure de la zone euro, au sein du G7, du FMI et des autres institutions internationales sera abordée lors du Conseil Informel Ecofin d'Oviedo à la mi-avril. Plusieurs Etats membres devraient présenter des documents sur la visibilité extérieure de l'euro, a-t-il indiqué. Le Conseil informel devrait aussi examiner "la question de l'utilisation de l'euro comme monnaie de réserve et de transactions internationales dans le secteur des matières premières".

En matière d'harmonisation fiscale, l'Espagne "toujours un peu frileuse" sur la taxe de l'énergie est "prête à chercher un accord sur la base de la proposition suédoise, mais elle veut que le lien soit établi entre l'harmonisation fiscale de l'énergie et la libéralisation des marchés: il ne peut y avoir harmonisation que s'il y a un marché unique", a déclaré Rodrigo Rato. La Présidence espagnole compte poursuivre les travaux sur l'intégration des marchés financiers, en: 1) achevant les travaux qui ont progressé pendant la Présidence belge sur les abus de marchés, les normes comptables, les garanties financières, 2) parvenant à des accords politiques sur les fonds de retraites, les conglomérats financiers, 3) lançant les travaux sur les propositions de la Commission sur la réforme des services d'investissement . En premier lieu, "il est urgent de résoudre les questions de procédure" en trouvant un accord avec le Parlement européen sur son implication dans le processus de décision accélérée préconisé par le "groupe Lamfalussy" en matière de services financiers. Le rapporteur du Parlement sur la question, le PPE allemand Karl von Wogau, a indiqué que le Parlement devrait se prononcer en plénière en février, ce dont le président du Conseil s'est déclaré satisfait, en espérant arriver à un accord "acceptable pour tous" fin janvier. Karl von Wogau a rappelé l'importance de la clause de "call-back" pour le PE. "Pour moi, il s'agit d'un contrôle ex-ante des décisions de la Commission", mais il reste des questions à régler, comme le temps imparti au PE avant l'application des décisions et l'ampleur des compétences de contrôle du PE, "notamment pour vérifier si la Commission a dépassé ses prérogatives", a-t-il précisé.

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