Bruxelles, 27/06/2001 (Agence Europe) - A l'issue d'une nouvelle réunion entre le Comité politique et de sécurité (COPS) de l'Union européenne et le Conseil permanent de l'OTAN, mardi soir au siège du Conseil de l'UE, l'Union et l'Alliance atlantique ont réaffirmé la nécessité de trouver une solution politique à la crise,
et d'éviter que le conflit interne ne s'amplifie ou dégénère en guerre civile.
Le Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana a souligné devant la presse que les participants à la réunion avaient salué le discours fait par le président Trajkovski, qui a réaffirmé "clairement que la seule solution possible est de nature politique". Il faut, a-t-il estimé, continuer d'oeuvrer sur deux fronts; - stabiliser le pays; le cessez-le-feu, négocié dimanche, est un premier pas et il doit continuer; - "travailler dur" et vite sur le front politique; la nomination d'un représentant de l'UE, lundi à Luxembourg, en la personne de François Léotard, qui sera en permanence à Skopje, doit y contribuer. Javier Solana a ajouté que "la direction claire (pour la Macédoine), c'est l'Europe". Le Secrétaire général de l'OTAN Lord Robertson, qui a qualifié la réunion OTAN-UE de "symbolique" (de la nouvelle coopération entre les deux institutions), "mais aussi substantielle", a tenu à souligner "le succès de l'évacuation" des rebelles albanophones d'Aracinovo et de la démilitarisation de cette localité. Cette présence aux abords de Skopje constituait une menace directe pour la capitale, a-t-il dit, en condamnant fermement "les extrémistes armés qui défient les institutions démocratiques", et en faisant noter que "l'Europe ne résout pas les problèmes par la force, mais par le dialogue et les négociations". Si les Macédoniens veulent faire partie de la famille européenne, ils doivent se comporter "comme des Européens", a-t-il ajouté. Les responsables de l'UE et de l'OTAN ont dit avoir été désagréablement surpris par la rupture de la trêve par les forces gouvernementales, vendredi dernier, quelques heures après une visite à Skopje de M. Solana. Ce dernier a d'ailleurs jugé, mardi devant la presse, que l'échec de cette offensive était "une bonne leçon" pour ceux qui préfèrent une solution militaire. Javier Solana et George Robertson ont justifié l'évacuation des rebelles d'Aracinovo, avec leurs armes, opération qui a provoqué des manifestations violentes à Skopje, entre autres contre l'OTAN. L'évacuation a été réalisée avec l'accord complet du gouvernement macédonien, a affirmé Lord Robertson (Il n'est pas exact que l'OTAN ait aidé les Albanais à "s'enfuir", elle est intervenue pour faciliter une solution, précise-t-on au siège de l'Alliance).