Luxembourg, 27/06/2001 (Agence Europe) - Le Conseil conjoint UE/Chili s'est déroulé « dans une atmosphère très positive » et « nous n'avons pas identifié des points de divergence lors de nos discussions », a souligné le ministre suédois du Commerce, Leif Pagrotsky, à l'issue de la rencontre de mardi à Luxembourg. La ministre chilienne des Affaires étrangères, Soledad Alvear, soutenue par l'Espagne, n'a pas reçu toutefois d'assurances fermes sur la conclusion rapide des négociations de l'accord de libre-échange. Le communiqué conjoint se borne à indiquer que « l'UE prend note du souhait du Chili d'avancer rapidement dans ces négociations et de les conclure avant le sommet de Madrid en mai 2002 ». « Nous avons souligné notre volonté d'arriver à un résultat rapidement et de tenir autant de réunions de négociation que nécessaire pour parvenir à cette fin », a déclaré la ministre chilienne. «Nous n'avons aucune intention de freiner le rythme des négociations, mais l'objectif n'est pas de multiplier les réunions improductives. Il faut faire preuve de réalisme », a commenté Leif Pagrotsky. Dans une lettre à la Commission , l'Espagne a demandé d'organiser une réunion par mois, à partir du 5ème round de négociation, dans dix jours à Santiago. Les parties ne pourront toutefois se rencontrer ni durant la pause aoûtienne de la Commission ni au mois de novembre, qui sera dominé par les négociations OMC de Doha, remarque un diplomate chilien. Entre ces sessions, « les négociations devraient progresser au sein de groupes techniques », précise la même source.
Interrogé sur la possibilité d'accélérer la conclusion des négociations avec le Chili, le négociateur européen, Guy Legras, n'a pas exclu que la Commission puisse proposer au Conseil de modifier le mandat de négociation européen, qui lie la conclusion des négociations UE/Mercosur et UE/Chili à celle des négociations multilatérales à l'Organisation mondiale du commerce. « Nous avons défini le mandat avant la réunion de Seattle, à un moment où l'on pensait que les négociations multilatérales aboutiraient en trois ans », a rappelé M. Pagrotsky. « Si la perspective politique est de conclure les négociations avec le Chili avant le Sommet de Madrid, je ne peux pas prédire quelle sera la situation à l'OMC », a remarqué M. Legras, en ajoutant que « si la conclusion des négociations avec le Chili est satisfaisante, je pense que la question devra être posée au Conseil ».