login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7994
Sommaire Publication complète Par article 14 / 63
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/concurrence

Par les voix de Monti et de Palacio, la Commission répond vivement aux critiques d'un sénateur américain concernant l'affaire GE/Honeywell

Bruxelles, 27/06/2001 (Agence Europe) - Les commissaires Mario Monti (concurrence) et Loyola de Palacio (transports) ont vivement désapprouvé les critiques formulées par un sénateur américain pour qui la Commission aurait traité de manière partiale le dossier de fusion GE/Honeywell. Dans un courrier adressé à l'Exécutif européen le 19 juin, le sénateur John D. Rockefeller IV, président du sous-comité du Sénat pour l'aviation, accuse en effet la Commission d'être « principalement motivée par un désir de protéger les compagnies aéronautiques européennes d'une concurrence américaine accrue, mais légitime ». De telles « inquiétudes » sont « totalement infondées », ont rétorqué d'une même voix M. Monti et Mme de Palacio, la Commission appliquant en matière de concurrence, « le principe fondamental de non-discrimination ». « Dans ce cas particulier, comme à chaque fois », l'Exécutif européen s'est d'abord interrogé sur la question de savoir si « le marché restait suffisamment concurrentiel pour permettre aux consommateurs de continuer à avoir le choix entre des produits à des prix compétitifs ». Les Commissaires ont répété que « la nationalité des compagnies et les considérations politiques n'ont joué et ne joueront aucun rôle dans l'examen » de la fusion GE/Honeywell et que, d'ailleurs, «plusieurs compagnies américaines se sont plaintes et ont joué un rôle actif dans les auditions tenues par la Commission », comme l'avait déjà souligné M. Monti deux semaines auparavant (voir EUROPE des 18 & 19 juin, pp.15-16). Le Commissaire à la concurrence a indiqué d'autre part que la Commission « n'applique pas des théories nouvelles ou fantaisistes » dans son examen, mais des tests rigoureux afin de vérifier que le marché reste « suffisamment compétitif ». Pour illustrer le bien-fondé de leurs propos, les Commissaires ont annexé au courrier du sénateur un tableau récapitulatif des 1.649 cas de fusion examinées entre le 1er septembre 1990 et le 21 juin 2001 par la Commission. Il en ressort que sur les 394 cas impliquant au moins une compagnie américaine, un seul a été bloqué par Bruxelles, la fusion MCI Worldcom/Sprint en l'occurrence, également condamnée par les autorités antitrust américaines.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLEMENT