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Bulletin Quotidien Europe N° 7977
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurogroupe

Préoccupés par le ralentissement économique, les Douze affichent leur « réalisme confiant »

Luxembourg, 05/06/2001 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro sont apparus, lundi soir, préoccupés par le ralentissement de la croissance économique de l'Euroland, en raison de l'atterrissage plus brutal que prévu de l'économie américaine et du maintien du prix du pétrole à un niveau élevé. Le président de l'Eurogroupe Didier Reynders a affiché un réalisme confiant. « Nous sommes réalistes face à la situation économique et confiants dans le potentiel de la zone euro», a-t-il déclaré mardi à la presse, soulignant que le ralentissement des économies américaine et japonaise s'apparente de plus en plus à « un atterrissage difficile » et plaidant pour un dialogue avec les pays producteurs de pétrole pour maintenir le prix du pétrole entre 22 et 28 dollars. Le Commissaire Pedro Solbes a parlé de « décélération de l'activité économique de la zone euro », mais, même s'il juge ces développements peu encourageants, il ne voit pas la nécessité de modifier les prévisions de printemps de la Commission européenne. M. Solbes estime que les risques inflationnistes restent faibles, mais n'a pas exclu une nouvelle pression sur les prix pétroliers durant la seconde moitié de l'année.

Le président de l'Eurogroupe a voulu minimiser les piètres performances de l'euro. «La première préoccupation de l'Eurogroupe concerne la valeur interne de la monnaie unique. Un euro est égal à un euro. Nous sommes pour un bon potentiel de croissance interne et une inflation maîtrisée », a-t-il affirmé.

Les « grands argentiers » ont examiné les Grandes orientations de politique économique (Gopes) 2002, et Didier Reynders a indiqué que les Douze entendent, à moyen terme, veiller à la consolidation fiscale et accélérer la mise en œuvre de réformes structurelles. Il a précisé que « les réformes fiscales ne pourraient se faire au détriment de la maîtrise des dépenses ». Cette discussion a été l'occasion pour la BCE de rappeler les règles de l'orthodoxie budgétaire qui donne la priorité aux réductions des déficits et invite à éviter les budgets électoralistes (deux pays, l'Allemagne et la France, qui attendent des échéances électorales très proches, sont particulièrement concernés). Par ailleurs, l'Eurogroupe a appelé l'Italie à présenter son budget en juillet. (Rappelons que le nouveau chef du gouvernement Silvio Berlusconi avait annoncé en période électorale des baisses d'impôts, le maintien de la réduction des déficits et la relance des grands travaux publics).

Quant aux préparatifs au basculement vers la monnaie unique le 1er janvier 2002, les ministres des Finances ont réitéré leur intention de renforcer les campagnes d'information et de maintenir la stabilité des prix. Dans un communiqué conjoint, ils insistent sur l'importance du double affichage des prix durant la période de transition et sur la neutralité des opérations de change, invitant les administrations à donner le bon exemple en pratiquant des arrondis fiscaux à l'avantage des citoyens.

Nouvelles tensions entre la présidence de la BCE et celle de l'Eurogroupe

M. Reynders a fait une mise au point mardi devant la presse suite aux déclarations du président de la BCE Wim Duisenberg, qui avait remis en cause la représentativité du président de l'Eurogroupe la semaine dernière, lors d'un échange de vues avec les députés européens. "Le président de l'Eurogroupe s'exprime au nom de l'Eurogroupe", a martelé M. Reynders. Visiblement agacé par l'absence de M. Duisenberg à la réunion de l'Eurogroupe (la BCE était représentée lundi soir par son vice-président Christian Noyer), M. Reynders a précisé que "plusieurs Etats membres préfèreraient avoir un échange direct avec M. Duisenberg".

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