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Bulletin Quotidien Europe N° 7977
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/developpement

Le Conseil a posé des jalons pour rendre la prévention des conflits plus opérationnelle dans l'aide au développement - Réunions des donateurs en vue de la création d'un fonds pour les médicaments contre sida, malaria et tuberculose

Bruxelles, 05/06/2001 (Agence Europe) - «En fournissant plus de 55% de l'aide publique au développement, l'Union européenne est le premier donateur d'aide au monde, mais elle doit améliorer l'efficacité de son aide en la ciblant davantage sur l'éradication de la pauvreté, en simplifiant ses procédures décisionnelles pour mettre en œuvre la nouvelle politique de développement de l'Union définie en novembre. Nous sommes sur la bonne voie », a estimé la présidente du Conseil Maj -Inger Klingvall en commentant les travaux du dernier Conseil Développement (voir EUROPE du 1er juin, p. 10). Selon elle, les conclusions adoptées par le Conseil sur la prévention des conflits comme instrument de la politique de développement, servent cet objectif. Elles soulignent en effet que les conflits sont à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté, et demandent à ce titre que la prévention des conflits soit incluse dans les documents de stratégie par pays pour guider tant les programmes de développement que les activités de politique étrangère et de sécurité commune de l'Union. La Présidente a salué les orientations définies par les ministres pour améliorer la coordination entre l'Union européenne et les Nations Unies, pour renforcer le lien entre l'aide d'urgence, la réhabilitation et le développement à long terme, pour intégrer la dimension environnementale dans la politique de coopération au développement, ainsi que l'engagement pris par la Commission de présenter chaque année au Conseil un rapport sur l'évaluation des progrès dans la réforme de la gestion de l'aide, comme autant de progrès sur la voie d'une efficacité accrue. Le premier rapport sera présenté en novembre, «pour favoriser un débat public sur la réforme », a précisé le Commissaire Poul Nielson, en soulignant l'importance, pour la Commission, d'avoir «un retour des Etats membres » sur les efforts entrepris.

Saluant les conclusions du Conseil sur l'idée onusienne de créer un Fonds mondial pour la santé et la lutte contre le sida, M. Nielson a estimé qu'avant « d'avoir les idées claires sur les contributions financières », il conviendra de répondre à de nombreuses questions. « Le problème essentiel est de s'assurer que les fonds mobilisés pourront contribuer à ce que l'aide parvienne effectivement aux destinataires », notamment grâce à l'instauration d'un système différencié de prix pour les PVD, et au développement de leurs capacités de distribution. La participation de la Commission (en la personne des Commissaires Nielson et Lamy) à une rencontre, fin mai, avec les principales industries pharmaceutiques pour favoriser la mise en place d'un système de prix des médicaments abordable pour les pays pauvres, a, selon lui, «ouvert des pistes pour influencer ce processus ».

Une réunion entre la communauté des donateurs et les pays concernés a eu lieu le week-end de la Pentecôte pour esquisser les contours d'un tel fonds, ses modalités d'utilisation et ses mécanismes financiers. « Ce ne sera pas un fonds exclusivement pour le sida, mais pour la fourniture de médicaments contre le sida, la malaria et la tuberculose », a précisé Poul Nielson. La modification du règlement financier, une fois adoptée par le Parlement et le Conseil, sera très utile car elle permettra des financements par programmes, mais «pour apporter une contribution au fonds, nous aurons besoin d'une étude de notre service juridique pour déterminer sa compatibilité avec nos engagements », a ajouté le Commissaire.

Interrogé sur l'état d'avancement de la ratification de l'accord de Cotonou, autre point dont a débattu le Conseil, Poul Nielson a souligné qu'il avait invité les Etats membres à faire le nécessaire pour accélérer le processus. Le Danemark est le seul Etat membre à s'être acquitté de cette procédure, a-t-il précisé. Dix autres Etats membres ont assuré que la ratification serait bouclée dans un délai d'un an.

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