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Bulletin Quotidien Europe N° 7977
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

L'audition sur l'avenir de la pêche a mis au jour les divergences sur la politique de gestion des ressources

Bruxelles, 05/06/2001 (Agence Europe) - A l'issue de la première matinée de l'audition publique sur l'avenir de la politique commune de la pêche (PCP), mardi à Bruxelles, le Commissaire Franz Fischler a voulu rassurer les professionnels du secteur, en déclarant que le Livre vert sur ce sujet (publié en mars dernier: voir EUROPE du 21 mars) n'avait pas pour objectif de constituer un recueil de « recettes miracles » et qu'il n'était pas question de « révolutionner » les règles actuelles en matière de totaux de captures (TAC) admissibles. M. Fischler a rappelé qu'il existait un large consensus quant à la nécessité d'établir des plans de gestion pluriannuels des TAC, mais qu'il n'y aurait pas de remise en cause du principe de « stabilité relative » sur la répartition des TAC. Ce principe est fondé sur trois critères adoptés en mai 1980 par le Conseil: les activités traditionnelles de pêche des navires, les besoins particuliers des pêcheurs opérant dans les régions de faibles possibilités d'emploi en dehors de la pêche et les pertes de potentialité de pêche dans les eaux des pays tiers après l'instauration des zones économiques exclusives (ZEE).

José Ramon Fuertes Gamundi, de l'Association des Armateurs espagnols du port de Vigo, a critiqué certains points du Livre vert. Concernant les accès aux eaux communautaires, il s'est opposé au maintien, au-delà de 2002, des dérogations actuelles au principe d'égalité d'accès. « Notre secteur est d'avis que ces limitations (Shetland Box, zone des 6 à 12 milles, accès à la mer du Nord) ne peuvent revêtir qu'un caractère temporaire, car si elles devenaient permanentes, il faudrait modifier les Traités », a-t-il estimé. Il demande aussi de pouvoir utiliser le système des droits de pêche individuels et transférables, une possibilité que rejette la Commission. Dirk-Jan Langstraat, de l'Association des pêcheurs néerlandais, dont le discours a été axé sur la politique en matière de flotte, partage le point de vue de la Commission selon lequel aucune subvention ne doit être octroyée à la construction des navires, « car cela conduirait non seulement à accroître la capacité de pêche mais encore à entraver le fonctionnement du marché intérieur ». Alain Parres de l'Union des armateurs à la pêche de France (UAPF) a tenté de démontrer que les professionnels, souvent accusés d'être des prédateurs et des pollueurs, étaient en réalité bien davantage des gardiens de l'environnement et qu'ils contribuaient à la reconstitution et au maintien de l'équilibre des écosystèmes.

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