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Bulletin Quotidien Europe N° 7973
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INFORMATIONS GENERALES / Eu) ue/sommet du printemps/stockholm

Il faut absolument améliorer le processus, affirme Peter Ludlow

Bruxelles, 29/05/2001 (Agence Europe) - Dans un commentaire sur "Le Conseil européen de Stockholm et la gouvernance de l'Europe" publié dans "A View from Brussels", Peter Ludlow, fondateur du Centre for European Policy Studies (CEPS), parle "d'incapacité collective du Conseil européen" et de ceux qui "lui font rapport" (Conseils spécialisés, Secrétariat du Conseil et Commission européenne) à "définir la nature de l'exercice dans lequel ils se sont engagés à Lisbonne en mars 2000". Le sommet de Lisbonne avait été un succès "grâce à l'énergie et à l'enthousiasme du premier ministre portugais" et, en termes "politiques et personnels", Stockholm a peut-être été le meilleur sommet pour la Commission depuis que Prodi est son président, estime M. Ludlow, qui critique cependant l'organisation des "sommets du printemps" du type inauguré à Lisbonne. Ainsi, il note que l'une des remarquables réussites du Secrétaire général du Conseil Niels Ersboell avait été "de montrer la direction de la porte aux "sherpas" et d'assurer ainsi que le Conseil européen était bien plus qu'un exercice dans le style des sommets du G7". Cependant, à Lisbonne, "les "sherpas" se sont vengés", affirme-t-il, en dénonçant les risques d'un tel processus: "duplication superflue des efforts, car ceux qui n'étaient que relativement peu familiarisés avec les procédures habituelles avaient réinventé la roue (...), et suivi inadéquat". Le travail d'Anna Ekström et Lars Danielsson, qui avaient été chargés par Göran Persson d'une bonne partie de la préparation du sommet de Stockholm, a été en général salué, mais leur tâche était très difficile dès le début, reconnaît M. Ludlow, en constant que "tout le monde avait des opinions, tous demandaient de l'espace et du papier". "Lisbonne a peut-être produit plus de papiers que Stockholm, mais Stockholm en a produit beaucoup trop", dit-il, mais il considère que ce serait faux de craindre dans ce contexte pour "l'avenir de la Commission européenne" car au contraire, "comme la réunion de Stockholm l'a démontré, les chefs d'Etat et de gouvernement ont plus que jamais besoin de la Commission".

Peter Ludlow suggère quand même des changements dans l'organisation des sommets du printemps. Ainsi, il affirme en particulier: - les chefs d'Etat et de gouvernement veulent "être en charge, et qu'on voie qu'ils le sont". "D'accord. Mais ceci ne signifie pas qu'ils peuvent ou doivent s'occuper de tout sans aucune discrimination", ajoute M. Ludlow, pour qui les discussions entre chefs d'Etat et de gouvernement doivent "être focalisées, créatives, et se concentrer sur des questions où ils (...) peuvent apporter une réelle valeur ajoutée"; - le système actuel de coordination concentré sur les ministres des Affaires étrangères au sein du Conseil Affaires générales est "totalement anachronique". Pour y remédier, on pourrait confier au Coreper "le rôle qu'il a pratiquement déjà, comme dernier arrêt sur le chemin du Conseil européen", estime M. Ludlow, qui reconnaît cependant que les Représentants permanents sont des fonctionnaires et que "même si la plupart sinon tous parmi eux sont devenus des conseillers en qui leurs chefs d'Etat ou de gouvernement ont confiance, ils ne peuvent pas se transformer en hommes politiques" . Ce qui laisse, selon lui, une seule alternative: un Conseil Affaires générales d'un nouveau type, formé de ministres des affaires européennes travaillant sous l'autorité directe des chefs d'Etat ou de gouvernement. Si ces ministres reçoivent effectivement des chefs d'Etat et de gouvernement le pouvoir d'agir "comme leur alter ego dans le contexte de la politique européenne, le Coreper, "qui deviendrait leur extension permanente à Bruxelles, retrouverait ipso facto beaucoup de son autorité", conclut Peter Ludlow.

(CEPS, 1 Place du Congrès, Bruxelles 1000. Tél.: 02.229 3911. E-mail: info@ceps.be Internet: http: //http://www.ceps.be ).

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