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Bulletin Quotidien Europe N° 7938
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/arym

MM. Solana et Patten face aux tensions ethniques

Bruxelles, 03/04/2001 (Agence Europe) - "La participation de tous les partis", de gouvernement et d'opposition, au dîner organisé par le président Boris Trajkovski en présence de Javier Solana et Chris Patten "est un bon signe que les efforts pour aller vers une résolution politique des problèmes sont en train de se concrétiser", estime la porte-parole du Haut Représentant de l'UE pour la politique extérieure au lendemain de la visite de ce dernier et du Commissaire Patten à Skopje. L'UE a aussi bon espoir, dit-elle, que tous se rendent à Luxembourg lundi prochain pour assister à la signature de l'Accord de stabilisation et d'association entre la Macédoine et l'UE. L'UE attend enfin que se concrétise l'idée d'une "commission pour l'Europe", qui devrait regrouper tous les principaux partis slaves et albanophones.

Pourtant, le principal parti albanophone d'opposition, le Parti pour la Prospérité Démocratique (PDP), qui se serait rendu, selon une source communautaire, à la rencontre avec MM. Solana et Patten, n'a pas participé à la première réunion inter-partis et inter-ethnique, qui précédait, lundi, la rencontre avec les représentants de l'UE, et devait symboliser la reprise du dialogue et préparer cette commission sur l'Europe. "Le PDP estime que cette réunion informelle a pour objectif de faire croire à la communauté internationale que des discussions ont lieu en Macédoine et que le dialogue continue", a expliqué le PDP pour refuser de participer à cette réunion "mal organisée". Il demande des réunions "bien préparées, avec un agenda précis et une médiation internationale". Arben Xhaferi, leader du parti albanais qui participe au gouvernement, aurait dit, selon plusieurs agences de presse, qu'il quitterait le gouvernement si les demandes de sa communauté ne sont pas prises en compte.

Autre signe de la persistance des tensions, Javier Solana a été accueilli à Skopje par une centaine de manifestants slaves qui l'accusent de vouloir imposer à leur pays un changement de constitution en vue d'octroyer à la minorité albanaise le même statut qu'à la majorité slave du pays. Les manifestants scandaient des slogans tels que "Solana, nous connaissons tes intentions" et "Solana, fasciste". Tout en reconnaissant que c'est "aux gens du pays de décider de la loi suprême d'un Etat", Javier Solana a bien précisé que l'UE estime que la Constitution "doit aider chaque citoyen du pays à se sentir à l'aise comme citoyen".

M. Solana, qui est en Grèce depuis mardi, doit aussi se rendre à Moscou ce mercredi.

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