Stockholm, 22/03/2001 (Agence Europe) - Les négociations entre partenaires sociaux européens sur le travail intérimaire (voir aussi EUROPE du 3 mars, p. 16) restaient bloquées jeudi après-midi. Le Conseil des Présidents de l'Unice (patronat européen), réuni le 21 mars à Stockholm, «n'a pas donné le signal significatif sur deux éléments permettant une relance des négociations. La déclaration de l'Unice donne une apparence d'ouverture mais sur le fond les positions patronales restent inchangées », a indiqué le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) Emilio Gabaglio à l'issue des travaux du comité exécutif de la CES, jeudi à Stockholm. « L'Unice donne l'impression d'accepter une égalité de traitement dans l'entreprise utilisatrice sur la santé et la sécurité des travailleurs mais une directive existe déjà en la matière ! De même, sur la prévention d'abus d'utilisation du travail intérimaire, l'Unice ne propose en fait que de reprendre une clause de la convention 181 de l'OIT et qui ne concerne pas la prévention d'abus telle que cela avait été accepté par les employeurs dans l'accord sur les contrats à durée déterminée ». La CES a recherché « vainement un compromis négocié qui assure aux travailleurs intérimaires une véritable clause de non-discrimination et des garanties permettant de prévenir l'usage abusif de cette forme de travail, que l'Unice a obstinément refusée prétextant que ces mesures seraient préjudiciables à l'emploi ». "La CES estime que la négociation ne peut pas continuer dans ces conditions et appelle la Commission à poursuivre la procédure engagée en 1995 dans sa 2ème phase de consultation sur les trois formes de travail atypiques (travail à temps partiel, contrats à durée déterminée et travail intérimaire), dont les deux premiers ont déjà fait l'objet
d'accords européens en complétant par une proposition de directive la régulation de cette forme de travail", a conclu M. Gabaglio.