Bruxelles, 19/03/2001 (Agence Europe) - L'Union européenne et la Suisse sont convenues, lors d'une rencontre vendredi dernier, de la liste des thèmes qui feront l'objet du prochain round de négociations bilatérales et ont fixé les dates d'entretiens exploratoires. Elles ont ainsi prudemment ouvert la voie vers de nouveaux accords bilatéraux en mettant fin à une situation de blocage, qui avait notamment donné lieu à un échange de lettres "orageuses" entre le Commissaire Chris Patten et le Conseiller fédéral (ministre) suisse en charge des affaires étrangères Joseph Deiss (voir EUROPE du 24 février, p.10). Depuis la victoire du "non" au référendum sur l'accélération de l'adhésion de la Suisse à l'UE, les deux parties s'orientent de nouveau vers des négociations bilatérales, considérées par certains comme une alternative à moyen terme à l'adhésion.
Des entretiens exploratoires auront lieu d'ici fin avril sur tous les sujets : les huit thèmes résiduels mentionnés dans les précédents accords bilatéraux (voir EUROPE du 23 février, p.12) ainsi que la fraude douanière, la fiscalité de l'épargne, la coopération en matière de justice, de police et de politique d'asile. Michael Ambühl, diplomate Suisse en place à Bruxelles, a déclaré en marge de la réunion que "le processus en vue d'un prochain round de négociations est en marche" et qu'"il n'est pas exclu d'aboutir à des premiers résultats à la fin de l'été". Le gouvernement suisse doit décider les mandats de négociations avant la fin avril. Les deux parties procéderont périodiquement à une séance de coordination, et la première aura lieu début mai à Berne. L'UE subordonnait le début des négociations bilatérales à l'inclusion de la fraude et de la fiscalité de l'épargne dans la liste des thèmes. La Suisse, quant à elle, semble avoir obtenu satisfaction, puisque la problématique Schengen se trouve dans la liste. M. Ambühl a tenu à préciser, tout en nuance, qu'il est question, dans un premier temps, d'avoir des discussions exploratoires sur la fraude et qu'il y aurait peut-être un mandat de discussion sur la fiscalité de l'épargne.