Bruxelles, 07/03/2001 (Agence Europe) - A l'occasion de la Journée internationale de la Femme, le 8 mars, les Commissaires Anna Diamantopoulou et Antonio Vitorino ont choisi de mettre l'accent sur le nombre croissant de femmes victimes de traite en vue d'une exploitation sexuelle, lors d'une manifestation ouverte au public, au Parlement européen à Bruxelles (entre 12 et 13 heures). Les Commissaires sont soutenus dans leur démarche par la ministre suédoise à l'Egalité des Chances Margareta Winberg et les parlementaires européennes Maj Britt Theorin (PSE, Suède) et Patsy Sörensen (Verts/ALE, Belgique).
Selon les dernières estimations, entre 50.000 et 120.000 femmes et enfants sont victimes chaque année d'un tel trafic en Europe occidentale. Environ 30% parmi eux proviennent des pays d'Europe centrale, principalement de la République tchèque et de Pologne; 40% d'Europe de l'Est et des pays de l'ex-URSS, essentiellement de Russie et d'Ukraine; 30% de pays en développement, principalement de Maroc, Thaïlande et République dominicaine. 3/4 des femmes victimes de la traite ont moins de 25ans. Le trafic d'êtres humains est de plus en plus organisé sur une base territoriale: ainsi des groupes criminels russes contrôlent les marchés polonais et allemand; des groupes ukrainiens font de même en Autriche et Hongrie, tandis que le marché italien est contrôlé par des Albanais et des Russes.
La présidente du Lobby européen des femmes (LEF), Denise Fuchs, sera au Parlement le 8 mars, pour insister sur l'égalité au travail et à la maison, la conquête de la "moitié du pouvoir", la fin de toute violence masculine à leur encontre, des initiatives réduisant le nombre de femmes en situation de pauvreté.