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Bulletin Quotidien Europe N° 7918
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/echelon

M. Schmid a fait le point sur les travaux de la commission temporaire Echelon - L'affaire Perkins ne justifie pas une commission d'enquête

Bruxelles, 07/03/2001 (Agence Europe) - Dressant un premier bilan des travaux à mi-parcours de la commission temporaire du PE sur le système Echelon, le rapporteur Gerhard Schmid (social-démocrate allemand) a rappelé aux journalistes que la commission parlementaire avait pour mission de (1) vérifier l'existence d'un système d'interception globale, (2) évaluer sa capacité et les risques qui en découlent pour les institutions, les citoyens et les entreprises de l'UE et (3) faire les recommandations qu'elle jugera utiles pour assurer la protection des intérêts de l'UE. Voici les premiers résultats en ce qui concerne:

les capacités d'interception: "On peut tout écouter", a dit M. Schmid en expliquant que cela dépend cependant du type de communication et du lieu où l'on se trouve. Ainsi, l'interception de communications locales nécessite généralement une certaine proximité et les systèmes utilisant de la fibre optique sont mieux protégés. Tous les grands pays disposent de moyens d'écoute par satellite mais l'interception globale des communications n'est possible que si l'on détient des installations dans l'Atlantique, le Pacifique et l'Océan indien. Et M. Schmid de souligner que c'est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont besoin de la collaboration du Royaume-Uni et des pays du Commonwealth pour leur système, qui "ne s'appelle peut-être pas Echelon mais existe bel et bien". Le rapporteur a aussi souligné qu'il y a au moins un Etat membre qui est présent dans ces trois régions du globe, bien qu'il n'y ait aucune information sur le fait qu'il pratique ce type d'interceptions. Le problème de la collaboration américano-britannique dans le contexte de la préservation des intérêts de l'UE doit encore être discuté par la commission temporaire.

l'espionnage économique: des documents prouvent que les services de renseignements américains sont impliqués dans l'aide aux entreprises bien que Washington ait toujours proclamé que les renseignements ne servaient qu'à rétablir les conditions normales de la concurrence par le biais d'une intervention des missions diplomatiques. Les informations les plus importantes ne circulent pas par téléphone, fax ou Internet et les méthodes traditionnelles d'espionnage économique restent les plus efficaces, rappelle M. Schmid.

Interrogé par la presse sur l'affaire Perkins, M. Schmid a dit qu'il ne voyait pas l'intérêt d'une commission d'enquête, car la Commission affirme qu'elle n'a aucun document écrit et il n'en existerait pas chez Siemens, l'entreprise qui lui a livré le système de cryptage. "Dans ces conditions, on pourrait tout au plus interroger à nouveau M. Perkins, ce qui ne justifie pas une commission d'enquête", a dit M. Schmid, pour qui, si M. Perkins n'a pas donné les codes - ce dont il n'a jamais été question - la sécurité des communications de la Commission est restée entière. "Il y a eu des contradictions dans ce qu'ont dit M. Perkins et d'autres responsables de la Commission mais faut-il pour autant lancer une enquête ?", s'est-il interrogé, en estimant que "cela ne serait qu'un gaspillage de temps".

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