Bruxelles, 07/03/2001 (Agence Europe) - Au cours de leur réunion du 6 mars présidée par Mona Sahlin (voir EUROPE d'hier, p.10), les ministres de l'Emploi et des Politiques sociales de l'UE ont eu un vaste échange de vues sur la préparation du Sommet de Stockholm. Ils avaient sur la table plusieurs documents de référence: le rapport de synthèse de la Commission (qui a été présenté aux ministres par la Commissaire Anna Diamantopoulou), les rapports du Comité de l'Emploi et du Comité de la Protection sociale, le tableau de bord de la Commission sur la mise en oeuvre de l'Agenda social, la communication de la Commission sur les "nouveaux marchés de l'emploi en Europe" et les résultats d'une étude réalisée sur la viabilité des retraites à long terme (voir EUROPE des 5/6 mars, p.12 et du 3 mars, p.6).
A l'issue de ce débat, la Présidence suédoise a tiré des conclusions qu'elle transmettra au premier ministre Göran Persson en vue du Sommet de Stockholm. Les ministres ont, selon la présidence:
estimé que le Conseil Emploi et Politiques sociales a un rôle important à jouer dans le suivi de la stratégie mise en place au Sommet de Lisbonne en mars 2000;
accueilli très favorablement le rapport de synthèse de la Commission, en insistant sur la nécessité de maintenir un équilibre entre les politiques de l'emploi, économique et sociale;
réitéré l'objectif d'atteindre le plein emploi en 2010;
souligné l'importance de la dimension sociale et de l'intégration de la dimension "égalité" dans les systèmes de sécurité sociale; dans ce contexte, les ministres ont souhaité davantage de progrès dans la conciliation de la vie familiale et professionnelle;
accueilli très favorablement la communication de la Commission sur "les nouveaux marchés européens du travail", en insistant sur un accès à ces nouveaux marchés ouvert à tous;
souligné la nécessité de lever les obstacles à la mobilité des travailleurs et appuyé la mise en place de la Task Force à haut niveau qui devra proposer des solutions au problème de la pénurie de compétences constaté surtout dans les technologies de l'information et de la communication;
souligné l'importance de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, et demandé des avancées dans ce secteur.
En réponse aux critiques acerbes formulées sur le rapport de synthèse de la Commission par certains ministres qui lui reprochaient de trop mettre l'accent sur les aspects économiques, Anna Diamantopoulou a souligné que ce rapport comportait dix priorités, dont quatre sont à consonance sociale: la création de davantage d'emplois de qualité, le développement de nouveaux marchés européens du travail, le renforcement de la cohésion sociale et la nécessité de remédier aux carences de compétences dans le domaine des technologies de l'information et de la communication.