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Bulletin Quotidien Europe N° 7918
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

La Commission a constaté des progrès encourageants dans l'application des grandes orientations économiques par les Etats membres - Bilan mitigé sur la transition vers la société de la connaissance

Bruxelles, 07/03/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté ce mercredi son rapport évaluant la mise en œuvre, durant l'année 2000, des grandes orientations des politiques économiques (Gopes). Ce rapport, qui est accompagné d'un document de travail qui récapitule les progrès faits par chaque Etat membre dans l'application des Gopes 2000, constate l'amélioration du cadre nécessaire pour soutenir la croissance, une des plus fortes de la décennie, et l'emploi, dans un contexte de stabilité des prix. Il souligne que le dosage des politiques économiques dans la zone euro a été exempt de tensions, mais déplore que les Etats membres n'aient pas saisi l'occasion qui se présentait à eux de renforcer leur position budgétaire et les encourage à poursuivre le processus de consolidation budgétaire et de réforme économique. Dans un communiqué, la Commission européenne note que "le processus de réforme économique et la transition progressive vers la société fondée sur le savoir ont permis de développer le potentiel de croissance économique et l'emploi", tout en avertissant les Etats membres que "beaucoup reste à faire si l'on veut atteindre les objectifs ambitieux assignés à l'économie européenne par le Conseil européen de Lisbonne". Dans ce contexte, le Commissaire Pedro Solbes, en charge des affaires économiques et monétaires, souligne que la surveillance multilatérale, ou "pression des paires", encourage à recourir aux meilleures pratiques et incite les décideurs à ne pas relâcher leurs efforts. Ce rapport représente la première étape de l'exercice annuel des grandes orientations et il s'adresse au Conseil européen de Stockholm qui fixera les priorités pour l'année 2001. Un fonctionnaire de la Commission a déclaré que les prochaines Gopes devraient être mieux ciblées, en fonction de la situation propre à chaque Etat membre.

Le rapport d'évaluation distingue les domaines où les résultats ont été bons, moyens ou décevants.

De bons progrès ont été enregistrés dans: 1) la mise ne œuvre d'une fiscalité en faveur de la croissance et de l'emploi: pour la première fois depuis 1970, la pression fiscale diminue dans de nombreux pays (Belgique, Danemark, Allemagne, Espagne, Grèce, France, Italie, Autriche, Finlande et Suède); 2) la transposition de la législation relative au Marché intérieur (sauf en Grèce, France et Portugal), à la politique de la concurrence et à la libéralisation des télécommunications, alors que des efforts restent à faire pour la libéralisation du secteur de l'énergie (Belgique, Grèce, Allemagne, France, Autriche, Portugal, Pays-Bas); 3) l'application de mesures actives et préventives pour combattre le chômage des jeunes et à long terme (sauf en Belgique, Grèce, Italie), avec une attention accrue à l'encouragement de l'apprentissage tout au long de la vie, même s'il reste beaucoup à faire en matière de mobilité et de flexibilité. Les progrès sont modestes dans la réforme des retraites, où davantage d'efforts apparaissent nécessaires dans plusieurs pays (Belgique, France, Grèce, Espagne, Italie et Portugal) et dans des domaines tels que les marchés publics, les aides d'Etat, la réforme des administrations et réduction du fardeau administratif qui pèse sur le monde des affaires. La transition vers l'économie fondée sur la connaissance, un des piliers du Conseil européen de Lisbonne, figure dans la catégorie des progrès modérés. La Commission estime que, même si plusieurs pays ont introduit des mesures d'encouragement permettant de renforcer tant la formation que la recherche et le développement (Allemagne, Grèce, Espagne, Irlande, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Royaume-Uni), la relation entre la science et l'industrie reste une des faiblesses structurelles de l'Europe, notamment dans la commercialisation de l'effort de recherche. La Commission réaffirme qu'une amélioration des compétences dans les technologies de l'information s'impose en Europe. Par ailleurs, des progrès ont été réalisés dans le processus d'intégration financière, particulièrement dans le développement du marché du capital à risque (Belgique, France, Italie, Suède), alors que très peu a été fait pour contrecarrer les effets des faillites et des procédures d'insolvabilité. L'exécutif européen affiche sa déception dans quatre domaines: 1) le contrôle des dépenses gouvernementales (sauf pour Pays-Bas, Royaume-Uni, Finlande, Suède, France); 2) l'ouverture du marché des transports (en particulier Belgique, Allemagne, Grèce, France Autriche et Suède) et la libéralisation du secteur postal pour presque tous les pays; 3) la réforme du système d'allocations sociales; 4) l'ajustement des coûts du travail aux différentiels de productivité selon les régions, qui sont parfois significatifs et sont une des causes des disparités régionales du taux de chômage (c'est le cas en Belgique, Grèce, Allemagne, Espagne, Italie, Finlande).

Le rapport sur la mise en œuvre des Gopes 2000 et le document de travail sont disponibles sur le site de la Commission:

- http: //europa.eu.int/comm/economy_finance/document/econeur/beg/gope2000_impl_en.pdf

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