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Bulletin Quotidien Europe N° 7916
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/finlande

Antti Kuosmanen, qui a été l'un des négociateurs de l'adhésion finlandaise, tire les leçons de son expérience

Bruxelles, 05/03/2001 (Agence Europe) - Antti Kuosmanen, directeur à l'élargissement au Secrétariat général du Conseil de l'UE et, à l'époque, membre de l'équipe finlandaise qui avait négocié l'adhésion de la Finlande à l'Union européenne, a présenté la semaine dernière à Bruxelles son livre "Finland's Journey to the European Union", publié par l'Institut Européen d'Administration Publique (et sur lequel nous reviendrons amplement dans la Bibliothèque européenne). Pour la Finlande, a tenu à souligner M. Kuosmanen, la demande d'adhésion ne représentait pas réellement une "rupture" par rapport à sa politique passée, et l'ajustement que l'adhésion exigeait d'elle n'était pas "un si grand problème". Interrogé sur les leçons que les nouveaux pays candidats pourraient tirer de son expérience, M. Kuosmanen a noté en particulier qu'ils ne devraient pas oublier que ce sont eux qui doivent faire l'effort d'adaptation, car l'UE ne modifiera certainement pas son acquis dans le cadre des négociations d'adhésion, et qu'ils doivent aussi s'attaquer, chez eux, au problème de la "résistance au changement", et des "peurs irrationnelles" pour les conséquences de l'adhésion (un problème, celui-ci, auquel font face aussi les Etats membres de l'UE actuelle). Autre leçon: lorsqu'on a l'impression d'être parvenus à un accord, c'est souvent là que commence la vraie bataille.

Dans ses négociations d'adhésion à l'UE, la Finlande avait présenté 134 demandes en matière agricole, a noté M. Kuosmanen, en rappelant que à l'époque les prix agricoles finlandais étaient environ le double de ceux pratiqués dans l'UE. La négociation sur la politique régionale, en revanche, a finalement été "beaucoup plus facile" que prévu, sans doute parce que, a-t-il dit, l'UE avait décidé d'"être plutôt généreuse dans ce domaine et beaucoup plus dure sur l'agriculture". Par ailleurs, M. Kuosmanen a évoqué certains problèmes de cette négociation qui étaient "plus psychologiques que réels", comme ceux des résidences secondaires (il a commenté les craintes de ses compatriotes de voir débarquer en grand nombre des ressortissants de l'UE en se demandant: qui voudrait acheter des maisons chez nous, sur nos lacs, surtout pour l'hiver ?) et du monopole finlandais de l'alcool. Une question qui préoccupe les candidats actuels - celle de la date de l'adhésion - n'en était pas une pour la Finlande, a remarqué M. Kuosmanen, en notant que la fixation de cette date (début 1995) par le Conseil européen de Copenhague de juin 1993 avait été "presque inattendue", parce que "nous n'avions pas fait campagne pour cela".

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