Bruxelles, 05/03/2001 (Agence Europe) - Le virus de la fièvre aphteuse, il y a peu encore limité aux îles britanniques, est examiné par la Commission européenne sous un angle communautaire, a concédé lundi un porte-parole, au moment où la France et la Belgique craignent d'être touchées par l'épizootie. Le Comité vétérinaire permanent (CVP) doit se réunir, mardi et mercredi, pour décider de reconduire l'embargo sur les exportations de viande et de produits dérivés (comme le lait) en provenance du Royaume-Uni et formuler éventuellement des recommandations sur le lancement d'une campagne de dépistage (que les scientifiques européens considèrent pour le moment comme « le pire scénario »). La Commission a indiqué qu'elle avait déjà versé, vendredi, 3 millions d'euros pour compenser (à concurrence de 50, voire 60%) les pertes -encourues par les éleveurs britanniques- du fait de l'abattage de plus de 20 000 têtes de bétail (3 700 bovins, 2000 porcins et 19.500 ovins) et des mesures de désinfection. Le porte-parole a indiqué que ces compensations devaient être revues à la hausse puisque la Commission n'avait pris en compte que 32 foyers, alors que ce
nombre est actuellement de 69.
La Commission a précisé que l'Union dispose de 8,5 millions de doses de sérum pour ce type de fièvre aphteuse (souche asiatique de type O), auxquelles s'ajoutent des stocks dans les Etats membres. La Commission s'attend à une recrudescence des cas de fièvre aphteuse en raison de la période d'incubation qui peut atteindre jusqu'à quinze jours. La France craint des cas de fièvre aphteuse sur neuf exploitations (dans cinq départements) qui ont été mises en quarantaine avant l'abattage du bétail. Un cas suspect a été découvert également en Belgique. Le gouvernement allemand a ordonné la destruction de la viande importée du Royaume-Uni.