Berne/Bruxelles, 05/03/2001 (Agence Europe) - Le dimanche 4 mars, 76,7% des Suisses ont répondu "non", lors du référendum d'initiative populaire visant à demander au gouvernement d'ouvrir immédiatement des négociations d'adhésion à l'Union européenne. "La décision prise ce jour par le peuple souverain confirme l'attribution des compétences inscrites dans la Constitution: le Conseil fédéral décide si et quand il convient d'ouvrir des négociations d'adhésion à l'UE, dans l'intérêt de notre pays", a dit dans un communiqué Achille Casanova, porte-parole du Conseil fédéral. Le résultat de la consultation populaire "ne peut être interprété comme un rejet de la future adhésion de la Suisse à l'UE", et exprime simplement "le refus d'obliger la Confédération à engager des négociations sans délai", a-t-il ajouté. Rappelons que le gouvernement suisse a l'intention de décider du moment de l'ouverture de ces négociations pendant la prochaine législature (de 2003 à 2007).
A Bruxelles, un porte-parole de la Commission a dit que "c'est un choix que nous respectons", et que "les Suisses n'ont pas dit "non" à l'Europe", mais ont "préféré répondre à la question plus tard".