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Bulletin Quotidien Europe N° 7888
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/elargissement

Le Parlement commence à évaluer ses besoins en personnel et en locaux pour faire face à l'élargissement

Bruxelles, 24/01/2001 (Agence Europe) - Lors de sa dernière réunion, le Bureau du Parlement européen a examiné le document de travail du vice-président Guido Podestà (Forza Italia) sur la réorganisation interne du PE dans le contexte de l'élargissement. Ce document vise à préparer le Parlement à accueillir dans de bonnes conditions les futurs députés des pays d'Europe centrale et orientale, en se fondant sur deux hypothèses de travail: (1) l'adhésion, avant les élections européennes de 2004, d'un premier groupe de six pays, ce qui entraînerait l'utilisation de cinq langues supplémentaires; (2) l'accession, après 2004, de huit nouveaux Etats membres, le nombre de langues officielles passant ainsi de onze actuellement à dix-sept.

Le document réaffirme que "le critère du multilinguisme, et surtout le principe d'égalité entre les langues, constitue une clé de voûte du Parlement européen", et qu'il faudra donc "continuer à garantir que les députés puissent parler et entendre leur propre langue dans toutes les réunions et que tous les documents soient traduits dans ces langues officielles". Les chiffres qui se trouvent dans ce document, transmis à la présidente Nicole Fontaine le 5 décembre dernier, se fondent sur une extrapolation du nombre de députés à partir de la répartition actuelle et ne tiennent pas compte de la répartition approuvée par le Conseil européen de Nice. On peut néanmoins en retenir les ordres de grandeurs, à savoir: à terme, un millier de fonctionnaires supplémentaires (dont une bonne partie pour les tâches d'interprétation et de traduction). Ces nouveaux effectifs seraient affectés pour moitié à Bruxelles et pour moitié à Luxembourg. Cette augmentation du personnel impliquera aussi un besoin supplémentaire en bureaux dans les trois lieux de travail. Pour y faire face, M. Podestà suggère pour: - Luxembourg, l'acquisition et l'extension du bâtiment KAD et la construction de parcs de stationnement supplémentaires (coût estimé: 159 millions d'euros); - Bruxelles, acquisition du bâtiment Ardenne et, avec une participation de 50% d'une autre institution, des bâtiments D4 et D5 (coût estimé: 112 millions d'euros); - Strasbourg, réoccupation du bâtiment IPE III, que le PE avait quitté en 1995, avec un loyer annuel de l'ordre de 5 millions d'euros. Sur la base d'un financement au taux moyen de 5% sur 20 ans pour les acquisitions, l'augmentation des dépenses immobilières annuelles du Parlement est évaluée à 15 millions d'euros. Ce montant ne tient évidemment pas compte des frais de fonctionnement supplémentaires (électricité, eau, nettoyage, entretien, sécurité, etc.) qui s'ajouteront annuellement à cette dépense.

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