Bruxelles, 08/12/2000 (Agence Europe) - A la conférence des bailleurs de fonds du Burundi, convoquée à Paris, lundi et mardi 11 et 12 décembre, en vue d'évaluer le processus de pays et de décider la reprise éventuelle de la coopération internationale avec ce pays, le commissaire européen Poul Nielson (Développement et aide humanitaire) annoncera, au nom de la Commission européenne, le déblocage d'un paquet de 150 millions d'euros pour 2001, en guise de soutien au processus de consolidation de la paix. Ce déblocage intervient après une interruption de plusieurs années suite aux événements dramatiques qui avaient secoué le pays.
Un accord portant sur 43 millions d'euros pour compenser les pertes dans les recettes d'exportation du pays au titre du Stabex, sera signé par le commissaire Nielson et les autorités burundaises lors de la conférence. Dans un communiqué, Poul Nielson qualifie cette contribution de «signe tangible de la solidarité de l'Union vis-à-vis du peuple burundais » et de geste d'encouragement à la poursuite des efforts d'un pays «qui a fait d'importants progrès vers la paix dans les derniers mois ».
Un autre montant, de 25 millions d'euros, déjà annoncé par Poul Nielson au Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies en octobre dernier, est déjà en voie d'être débloqué et devrait être disponible avant la fin de l'année pour financer les mesures nécessaires au retour des réfugiés.
La conférence de Paris, convoquée par le Président Jaques Chirac et placée sous le patronage du médiateur Nelson Mandela est présidée par le PNUD et la Banque mondiale. Elle intervient trois ans après la signature de l'Accord de paix d'Arusha (Tanzanie) qui n'a toutefois pas mis un terme à la guerre civile entre le régime militaire et les rebelles. Ces progrès relatifs alimentent la division entre les bailleurs de fonds sur l'opportunité de la reprise de l'aide internationale.