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Bulletin Quotidien Europe N° 7859
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/reforme institutionnelle/pe

MM. Brok et Tsatsos craignent un traité de Nice que le Parlement européen ne saurait approuver

Nice, 08/12/2000 (Agence Europe) - Le document sur la réforme institutionnelle qui est actuellement sur la table n'est pas un texte que le Parlement pourrait approuver, a dit vendredi matin à la presse, à Nice, le démocrate-chrétien allemand Elmar Brok, l'un des représentants du Parlement européen à la Conférence intergouvernementale sur la réforme institutionnelle de l'UE (M. Brok s'exprimait avant la présentation d'un nouveau Projet de Traité contenant des propositions aussi sur les questions les plus délicates laissées en blanc jusque là: pondération des voix, composition de la Commission européenne, répartition des sièges au Parlement européen). C'est très bien de dire qu'il y aura un « après-Nice », mais il faut d'abord régler les reliquats d'Amsterdam, a affirmé M. Brok (qui était déjà, avec Elisabeth Guigou, représentant du Parlement européen à la précédente CIG). Pour le Parlement européen, le nombre de Commissaires ou le nombre de voix au Conseil sont des questions d'une importance relative, alors que l'essentiel, c'est l'extension de la majorité qualifiée, a répété M. Brok, qui a incité les leaders européens réunis à Nice à parcourir les « derniers mètres » qui doivent mener à un traité permettant à l'Union de s'élargir sans s'affaiblir. Si nous avons l'élargissement sans l'adaptation de structures qu'il exige, alors Margaret Thatcher aura gagné, et je n'aimerais pas que, dix ans après avoir quitté la politique, Mme Thatcher détermine la politique européenne, s'est exclamé M. Brok.

L'autre représentant du Parlement européen à la CIG, le socialiste grec Dimitris Tsatsos, a insisté en particulier sur l'attribution de la codécision au Parlement partout où il a majorité qualifiée: certains pays s'y opposent en affirmant que la codécision, ça prend du temps, mais la démocratie « ça dure plus longtemps », et il faut l'accepter, s'est-il écrié. J'ai l'impression qu'à la CIG, on s'est inquiété surtout de l'"efficacité" et pas assez de la démocratie, a dit M. Tsatsos.

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