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Bulletin Quotidien Europe N° 7859
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen de nice/reforme institutionnelle

Les chefs de gouvernement de l'UE défilent en confessionnal devant la Présidence française qui doit présenter samedi matin une synthèse sur les principaux thèmes de la Conférence intergouvernementale

Nice, 08/12/2000 (Agence Europe) - Le Premier ministre français Lionel Jospin a précisé vendredi soir devant la presse de quelle manière allaient se dérouler les travaux du Conseil européen de Nice sur la réforme institutionnelle, après avoir signalé que, pendant le déjeuner, les chefs d'Etat et de gouvernement avaient « examiné un point, qui doit être concrétisé », sur la question des coopérations renforcées en matière de politique étrangère et de défense.

Suite à une proposition faite par la Présidence française lors de ce déjeuner, celle-ci a reçu successivement dans l'après-midi et la soirée de vendredi les chefs d'Etat et de gouvernement accompagnés d'un ou deux collaborateurs (« en principe un », a dit M.Jospin à la presse), selon l'ordre des futures présidences du Conseil (en commençant par Suède, Belgique, Espagne, Danemark et Grèce, l'ordre des présidences à partir du deuxième semestre de 2003 étant encore à établir: NDR). Au cours de ce « confessionnal » avec les différents Etats membres, "chacun sera entendu sur les points qui lui tiennent à coeur, et testé sur ce qui lui paraît être une avancée possible", a précisé M.Jospin, en ajoutant: après avoir vu leurs réactions, « nous ferons une synthèse avec la Commission » et nous travaillerons pendant la soirée « sur un schéma de compromis à proposer demain matin tôt », dans l'espoir d'aboutir dans journée (de samedi ; mais la présidence envisage évidemment de prolonger les travaux jusqu'à dimanche matin ou même dimanche soir si nécessaire: NDR).

Interrogé par la presse sur le déroulement du dîner de jeudi soir entre chefs d'Etat et de gouvernement consacré aux travaux du sommet sur la réforme institutionnelle, Lionel Jospin a estimé qu'il avait été « utile «: chacun s'est exprimé, le dialogue était « intense, sincère », marqué par la volonté d'aboutir, a-t-il dit. « Tout le monde avait conscience de la nécessité de parvenir à un accord acceptable pour tous » et susceptible de permettre à l'UE de fonctionner, a estimé pour sa part le président Jacques Chirac, qui a souligné que « sur chacun des trois principaux points chaque nation, sans exception, doit accepter de faire un geste dans la direction d'un compromis ». Selon le président de la Commission Romano Prodi, le climat était « très positif », et "extrêmement franc". D'autres sources ont évoqué un débat aux tonalités par moments « historiques », à la fois sur les finalités et les origines de l'intégration européenne, alors que d'autres encore ont parlé d'un « dialogue de sourds-muets ». Après le dîner orageux du sommet de Biarritz, les chefs d'Etat et de gouvernement s'étaient-ils mis d'accord pour donner à l'extérieur une image plutôt constructive ? Sur certaines questions, l'atmosphère était certainement plus apaisée qu'à Biarritz (notamment sur la composition de la Commission, maintenant qu'il est acquis qu'il y aura pendant un moment un Commissaire par Etat membre). Sur d'autres, l'échange de vues a confirmé les positions bien connues (à noter que seule la France se serait opposée à un « décrochage » de l'Allemagne par rapport aux autres « grands » Etats membres en terme de voix au Conseil, même si tous s'empressent de dire qu'il ne s'agit pas d'un problème franco-allemand). Sur l'extension de la majorité qualifiée, le président Chirac a dit qu'il faudrait que chacun bouge de 25%, mais pour certains Etats membres, ce ne serait pas assez. Jacques Chirac n'aurait guère apprécié les appels appuyés du président Prodi au sens de responsabilité de la Présidence française, sollicitée à donner l'exemple et à accepter la majorité qualifiée dans tous les aspects de la politique commerciale.

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