Bruxelles, 01/12/2000 (Agence Europe) - En marge du Conseil européen de Nice la semaine prochaine, plusieurs manifestations sont organisées par différentes organisations de la société civile pour souligner la nécessité de faire participer les citoyens à la construction européenne.
Le Mouvement européen international, la Plate-forme des ONG européennes du secteur social, la Confédération européenne des syndicats et le Forum permanent de la société civile organisent, les 6 et 7 décembre, un séminaire sur: - l'Europe de la solidarité; - les droits fondamentaux; - l'Europe dans le monde; - l'élargissement; - la démocratie et la Constitution. Un millier de participants sont attendus à ce "Carrefour pour une Europe démocratique et solidaire". Le Comité "Nice 2000", qui regroupe l'Union des Fédéralistes Européens, les Jeunes Européens Fédéralistes, des ONG et des membres de l'Intergroupe "Constitution européenne" au PE, organise, le 7 décembre, une manifestation pour une Constitution européenne. 5 à 6000 personnes, dont un grand nombre de maires italiens et d'autres élus locaux sont attendus. La Confédération Européenne des Syndicats organise une autre manifestation à laquelle devraient participer 60.000 travailleurs.
Comme l'ont expliqué José Maria Gil-Robles (Mouvement européen), Emilio Gabaglio (CES), Virgilio Dastoli (Forum permanent de la société civile), Giampiero Alhadeff (Plate-forme des ONG) et Bruno Boissière (UEF), ces manifestations traduisent la même volonté de rappeler aux chefs d'Etat et de gouvernement la nécessité de prendre les décisions nécessaires pour que l'Europe soit capable d'agir et de parler d'une seule voix dans le monde, en privilégiant les valeurs de la paix, de la démocratie et de la solidarité. M. Boissière a souligné que ces initiatives doivent interpeller aussi les citoyens, en leur montrant que la société civile a la capacité de se mobiliser. "Il ne faut pas sous-estimer la force de la société civile", a dit M. Dastoli en rappelant les améliorations importantes qui ont été apportées au projet de Charte des droits fondamentaux grâce à la mobilisation des ONG. M. Gil-Robles a qualifié de "tromperie" le fait d'avoir fait travailler une convention sur un projet de Charte pour finalement refuser qu'il y soit fait référence à l'article 6 du traité, et a estimé que "le résultat du Sommet sera relativement maigre et qu'il faudra bien l'emballer", ce qui laisse espérer qu'à Nice, on réussira à adopter un calendrier pour la Charte et d'autres grands chantiers.