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Bulletin Quotidien Europe N° 7854
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sommet de nice

Les partenaires sociaux européens rencontreront mardi à Paris Jacques Chirac et Lionel Jospin - Euro-manifestation syndicale mercredi à Nice pour une Europe sociale, du plein emploi et des citoyens

Bruxelles, 01/12/2000 (Agence Europe) - Les jours qui précéderont le Sommet de Nice seront témoins d'une activité effervescente de la part des partenaires sociaux européens (Unice pour le patronat, CES pour les syndicats, CEEP pour les entreprises publiques). Le mardi 5 décembre, les partenaires sociaux européens ont été convoqués, à Paris, à un déjeuner de travail par le Président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin pour faire le point sur leurs revendications respectives; la commissaire Anna Diamantopoulou participera aux travaux. Le mercredi 6 décembre plus de 60.000 salariés manifesteront à Nice à l'initiative de la Confédération européenne des syndicats (CES), ce qui implique la représentation de quarante confédérations nationales (de France, Italie, Espagne, Allemagne, Belgique, RU, Grèce et des pays candidats à l'adhésion) affiliées à la CES.

L'objectif de cette manifestation est de faire parvenir aux chefs d'Etat et de gouvernement le message suivant: "L'Europe est toujours trop centrée sur les marchés et les capitaux et ne se préoccupe pas suffisamment de la dimension sociale et de l'emploi. Après l'achèvement du Marché unique et face à l'euro, il est grand temps que l'UE donne le signal clair qu'elle veut rapprocher la construction européenne de ses travailleurs et citoyens". A cet effet, "les décisions doivent être efficaces et transparentes. Il est indispensable", commente la CES dans un communiqué," que l'Union réforme ses procédures de prise de décisions. Le droit de veto est devenu un facteur de blocage, qui empêche l'Union d'avancer dans le sens du progrès social. Les décisions à la majorité devraient devenir la règle, notamment dans le domaine de la politique sociale européenne". La CES demande au Sommet d'adopter un programme d'action sociale de large portée, de concrétiser les droits et principes inclus dans la Charte des droits fondamentaux, de créer des emplois nombreux et de qualité et de combattre les discriminations, les inégalités et l'exclusion sociale.

M. Gabaglio a commenté la plate-forme revendicative des syndicats

Présentant au cours d'une conférence de presse à Bruxelles cette plate-forme revendicative des syndicats intitulée "Pour une Europe de l'emploi et des Droits sociaux", le Secrétaire général de la CES Emilio Gabaglio s'est référé d'abord à la déclaration du ministre Hubert Védrine devant le PE comme quoi "le Traité de Nice devrait être un compromis constructif, pas à la baisse" (voir EUROPE du 30 novembre p.3), en déclarant qu'il espère que cette affirmation couvre aussi le volet social: j'interprète ainsi sa déclaration". M. Gabaglio a rappelé les deux éléments essentiels des attentes syndicales: 1) une charte des Droits fondamentaux contraignante et qui fasse partie intégrante du Traité; 2) l'agenda social européen. Constatant que "dans le texte qui circule actuellement la majorité des revendications syndicales s'y retrouvaient", M. Gabaglio a relevé surtout que cet agenda reprend et structure l'objectif du plein emploi (misant non seulement sur l'aspect quantitatif mais aussi sur l'aspect qualitatif) et que l'agenda entend approfondir le modèle social européen. L'interprétation donnée par la presse britannique aux débats du Conseil Social à ce sujet est, selon Emilio Gabaglio, "sans fondement" et "il n'y a aucun recul dans le texte de la Présidence française par rapport à celui de la Commission" (voir à propos des travaux ministériels à ce sujet, EUROPE du 29 novembre, p.7). Le Secrétaire général a précisé que sa "Confédération maintenait un tiers de ses exigences pour les cinq années à venir: elle réclamera ainsi à la Commission, qui a le droit d'initiative, d'en disposer quand cela s'impose". Et il a ajouté que la méthode de coordination ouverte n'empêche pas "des normes législatives, par exemple en matière de santé et de sécurité des travailleurs".

En revenant à la CIG, le Secrétaire général s'est prononcé en faveur de "l'extension du vote à la majorité qualifiée dans le domaine social, qui doit être la règle générale. Les discussions pour l'instant sont loin d'arriver sur ce point". Et de citer en exemple le fait que "seul un thème actuellement passerait de l'unanimité à la majorité qualifiée: c'est la représentation et la définition collective des intérêts des travailleurs et des employeurs mais pas la cogestion, ce qui est un peu court pour dire que la majorité qualifiée deviendrait la règle en matière sociale".

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