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Bulletin Quotidien Europe N° 7848
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/changements climatiques

Un nouveau rapport scientifique sur les puits de carbone conforte la position de l'Union dans les négociations de La Haye

Bruxelles, 23/11/2000 (Agence Europe) - La publication d'un nouveau rapport du projet de recherche CarboEurope (financé par l'UE à hauteur de 15 millions d'euros) sur le thème «Prendre en considération les puits de carbone dans la biosphère, perspective européenne» arrive à point nommé pour conforter la position de l'Union dans les négociations internationales sur les changements climatiques (COP6) qui se déroulent actuellement à La Haye au niveau ministériel. Ce rapport indique en effet que pour limiter le réchauffement de la planète, il est plus important de préserver les forêts existantes que d'en planter de nouvelles. «Les nouvelles forêts ne compenseraient que temporairement le CO2 supplémentaire, ce qui permettrait «d'acheter » un délai maximum de quinze à cent années pour la mise en œuvre d'autres stratégies de réduction de gaz à effet de serre », affirment les auteurs du rapport présenté mercredi à La Haye. La difficulté de déterminer scientifiquement dans quelle mesure les forêts (qui, tour à tour, absorbent et rejettent du CO2) jouent un rôle de puits de carbone explique que l'Union n'ait jamais été favorable à l'aménagement de nouvelles forêts pour compenser les émissions de CO2, contrairement aux Américains. Plaidant pour le respect de l'intégrité environnementale du Protocole de Kyoto, Margot Wallström, commissaire européen à l'Environnement, avait déclaré à l'ouverture de la session plénière de négociation: «les décisions que nous avons à prendre à propos des forêts et des terres agricoles ont le pouvoir de vider de leur sens les objectifs de réduction des gaz à effet de serre conclus à Kyoto. L'absorption du carbone par les forêts existantes représente à elle seule environ quatre fois l'objectif de réduction des émissions de tous les pays industrialisés. Nous devons éviter cet écueil ». L'Union a désormais un nouvel argument pour justifier son refus, mardi, d'une proposition des Etats-Unis qui, certes, revoyait à la baisse leur exigence d'une prise en compte maximale des puits de carbone dans le calcul des réductions des émissions de gaz à effet de serre, mais constituait toujours, aux yeux des Européens, une échappatoire à l'obligation d'agir pour une réduction effective des émissions.

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