Bruges, 17/11/2000 (Agence Europe) - A la fin de la semaine dernière, le premier ministre finlandais Paavo Lipponen, dans un discours prononcé au Collège d'Europe à Bruges, avait réaffirmé qu'un Commissaire par Etat membre, "c'est la seule solution faisable à ce stade du développement de l'UE". Selon lui, une Commission "plus petite sans un Commissaire allemand ou français affaiblirait en fait la Commission", mais il faut reconnaître que, pour "une Commission beaucoup plus grande que maintenant, nous devons rechercher des alternatives novatrices". Par ailleurs, M.Lipponen (pour qui l'UE doit être prête à accepter de nouveaux membres en 2003) a estimé que la clé de l'élargissement est "une extension ambitieuse de la majorité qualifiée", et qu'il sera "difficile d'appeler le Traité de Nice un succès si nous ne faisons pas de progrès sur les questions commerciales, les visas, l'asile et l'immigration, certaines dispositions fiscales, les questions environnementales et la politique sociale".
Quant à "l'après-Nice", M.Lipponen a déclaré qu'il faudrait, à Nice, "définir un agenda pour l'avenir", en précisant: "L'agenda que je propose est limité, et il est important que nous le laissions ouvert. Ma suggestion est qu'il traite au moins des questions suivantes: (1) statut juridique des droits fondamentaux; (2) orientations politiques sur la répartition des compétences; (3) restructuration des traités; (4) réexamen de l'équilibre institutionnel; (5) principe de bonne gouvernance. L'agenda devrait aussi comporter des dispositions visant à renforcer l'UE comme acteur international".Selon M.Lipponen, les Présidences suédoise et belge, l'année prochaine, "pourraient préparer un calendrier préliminaire et établir un certain nombre de méthodes de travail claires".